La guerre en Ukraine, qui bat son plein en juillet 2025, est toujours le théâtre d’affrontements violents et de défis tactiques compliqués. Un des gros soucis du conflit, c’est la galère que rencontrent les troupes russes pour franchir les rivières ukrainiennes, comme le Dnipro et l’Oskil. Ces fleuves, véritables remparts naturels, freinent les avancées russes malgré leurs promesses d’un « été de cauchemar » pour l’Ukraine.
La rivière Dnipro : un enjeu de taille
La rivière Dnipro, surtout près de Kherson où elle rejoint la mer Noire, est au cœur de l’action militaire. Au début des hostilités, les Russes avaient réussi à tenir les deux rives de ce cours d’eau stratégique. Mais en novembre 2022, l’Ukraine a repris la rive ouest lors d’une contre-offensive décisive, après que les troupes russes ont déserté Kherson.
Depuis, les tentatives russes pour récupérer leur place sur cette rive se sont multipliées. En mars 2024, une opération de traversée près du pont Antonivskyi a patiné sous le feu ukrainien. Une attaque massive en décembre 2024, avec 300 bateaux, a aussi été repoussée grâce à l’artillerie et aux drones ukrainiens. Plus récemment, en juin 2025, les marines ukrainiens ont rapporté des assauts quotidiens, preuve que les Russes persistent malgré un tir bien placé des Ukrainiens sur la zone.
La rivière Oskil : une barrière défensive
Dans l’oblast de Kharkiv, la rivière Oskil sert de véritable barrière pour protéger Kupiansk et ses axes logistiques. Pour les forces russes, réussir à franchir l’Oskil ouvrirait l’accès aux réseaux routiers indispensables et permettrait de lancer des opérations de flanc vers Kupiansk depuis le nord et l’est.
Les tentatives pour traverser l’Oskil ont commencé fin décembre 2024 avec plusieurs assauts autour de Dvorichna, Novomlynsk et Topoli, tous repoussés avec efficacité par les Ukrainiens. En mars 2025, une nouvelle méthode, utilisant des drones pour guider le tir d’artillerie, a encore échoué. Même si une tête de pont a brièvement été établie près de Krasne Pershe en juin 2025, il était impossible de faire passer des engins lourds. Une dernière tentative de montage d’un ponton en juillet 2025 n’a pas non plus abouti.
Les galères pour traverser les rivières
S’aventurer sur une rivière sous le feu ennemi est un des mouvements les plus compliqués à exécuter, illustrant les défis des tactiques militaires. Les soldats doivent se déplacer sur un terrain découvert, ce qui transforme la zone de traversée en un véritable goulet où tout peut tourner mal. Même si le conflit a vu l’arrivée rapide de nouvelles technologies, il n’existe pas de solution toute faite pour contourner ces difficultés.
Les unités russes peinent aussi à coopérer efficacement à cause de lourdes pertes et d’une forte dépendance vis-à-vis de recrues peu expérimentées. Par ailleurs, les drones ukrainiens remplissent un rôle de premier plan en repérant les regroupements ennemis et en dirigeant avec précision le tir d’artillerie.
Les manœuvres et innovations ukrainiennes
Pour faire face à ces embûches, l’Ukraine a mis en place plusieurs stratégies de défense ingénieuses. L’usage intensif des drones FPV permet une surveillance constante du ciel. De plus, des navires sans pilote patrouillent les cours d’eau, tandis que des capteurs thermiques et des câbles à fibres optiques parviennent à contourner les écrans de fumée mis en place par l’ennemi.
Tandis que les hostilités se poursuivent, ces obstacles naturels, alliés aux innovations technologiques, témoignent de la ténacité ukrainienne face à la persistance des offensives russes.








