L’Iran dit être prêt à tout. Même à abandonner l’enrichissement militaire de l’uranium. Même à autoriser des inspecteurs internationaux. Même à jurer qu’il ne fabriquera jamais d’arme nucléaire. Mais à une seule condition : la levée immédiate de toutes les sanctions économiques. Tout de suite. Pas dans six mois. Pas après validation du Congrès. Maintenant.
Quand Ali Shamkhani balance, en direct sur NBC News, que l’Iran est prêt à signer un accord avec les États-Unis « si les Américains font ce qu’ils disent », il ne joue pas la transparence. Il pose un ultimatum. Et ce n’est pas le premier.
Iran : une annonce choc sur le nucléaire
La phrase a été lâchée le 14 mai 2025. Devant les caméras de NBC News. L’homme qui parle n’est pas n’importe qui. Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême Ali Khamenei.
Depuis le 12 avril 2025, des pourparlers sont en cours entre Washington et Téhéran. Officiellement, pour « empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique ». Officieusement, pour éteindre un feu qui menace d’embraser la région. Car aujourd’hui, l’uranium iranien est enrichi à 60 %, soit vingt fois plus que ce que permet l’accord de 2015 (3,67 %). Et tout le monde sait ce que ça veut dire : à 90 %, on peut en faire un usage militaire.
Alors quand Shamkhani affirme que l’Iran est prêt à revenir à un niveau civil, à se débarrasser de ses stocks, et à laisser des inspecteurs fouiller partout, ce n’est pas de la diplomatie. C’est une carte abattue sur la table. En échange, il exige que l’économie iranienne respire. Tout de suite.
Un deal simple, presque trop simple
À première vue, l’offre semble claire. Propre. Carrée. On lève les sanctions. L’Iran baisse les armes, au sens strict. Mais pourquoi maintenant ?
Car l’Iran a déjà promis. En 2015, un accord avait été signé. L’uranium était encadré. Les installations surveillées. Et puis Trump est passé par là. En 2018, les États-Unis ont claqué la porte. Résultat : Téhéran a tout relancé, et le programme nucléaire est désormais hors de contrôle.
Le 14 mai 2025, Donald Trump a d’ailleurs réclamé un renforcement des sanctions. Dans le même souffle, il a dit espérer un accord. Double discours ? Pression classique ?
Que va décider Trump ?
Téhéran jure qu’il ne cherche pas l’arme. Il l’a toujours nié. Mais les stocks d’uranium hautement enrichi s’accumulent. Et l’AIEA, comme l’ONU, s’inquiète. Si l’Iran bascule, la bombe n’est qu’à quelques mois.
Les discussions avec Washington ont repris, mais elles sont « difficiles », reconnaît même le vice-ministre des Affaires étrangères Majid Takht-Ravanchi. Pourtant, le message iranien est clair : vous levez les sanctions, on signe. Pas d’étape intermédiaire. Pas de condition suspensive. C’est tout ou rien.








