Ils peuvent raser la planète en quelques minutes : qui détient vraiment des armes nucléaires ?

Les arsenaux nucléaires mondiaux évoluent rapidement, entre promesses de réduction et tensions croissantes.

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Ils peuvent raser la planète en quelques minutes : qui détient vraiment des armes nucléaires ?
Ils peuvent raser la planète en quelques minutes : qui détient vraiment des armes nucléaires ? © Armees.com

Les armes nucléaires restent un sujet qui inquiète beaucoup dans le monde entier. Leur pouvoir destructeur et leurs conséquences sur la sécurité globale en font un défi de taille pour la politique internationale. Les derniers événements et engagements autour de ces arsenaux montrent une évolution compliquée, marquée par des accords historiques et des tensions actuelles. Ces données nous aident à mieux cerner la manière dont les grandes puissances se positionnent dans cet univers sensible.

Les bases des traités de non-prolifération

Depuis la signature du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 1968 et du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) en 1996, la communauté internationale s’est mobilisée pour réduire et, un jour, faire disparaître les armes nucléaires. Ces accords sont au cœur de la politique mondiale de non-prolifération et définissent les engagements des États qui détiennent ces armes. D’après Kelsey Davenport, directrice de la politique de non-prolifération, et Daryl G. Kimball, directeur exécutif, la démarche vise à avancer vers un monde sans armes nucléaires.

Les États « nucléaires » selon le tnp

Les cinq pays identifiés par le TNP comme possédant des armes nucléaires sont les suivants : les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine. En 2000, ces nations avaient promis de se lancer dans le défi de réduire progressivement leurs arsenaux. Des accords bilatéraux entre les États-Unis et la Russie, négociés dans les années 1970, ont notamment illustré cette volonté commune.

  • Les États-Unis déploient actuellement 1 419 ogives stratégiques réparties sur 662 systèmes de livraison stratégique, avec un total de 3 748 ogives actives et inactives recensées en septembre 2023.
  • La Russie dispose d’un arsenal avec 1 549 ogives stratégiques déployées sur 540 systèmes. Cependant, sa participation au traité New START a été suspendue en février 2023, et des spéculations existent sur une assistance technique de la Russie à la Corée du Nord.
  • La Chine modernise ses forces depuis les années 1990 et possède environ 440 ogives attribuées à 206 lanceurs stratégiques.
  • La France garde un stock stable de 290 ogives opérationnelles tout en travaillant sur un programme de modernisation à long terme.
  • Le Royaume-Uni mise exclusivement sur ses sous-marins Trident pour sa dissuasion nucléaire, avec un arsenal de 225 ogives, dont 120 opérationnelles.

D’autres puissances nucléaires

En dehors du cadre du TNP, d’autres pays disposent aussi d’arsenaux nucléaires non négligeables :

  • L’Inde possède environ 172 ogives nucléaires.
  • Le Pakistan, son voisin et rival, est estimé à environ 170 ogives.
  • L’arsenal d’Israël, bien qu’il ne soit pas officiellement confirmé, serait d’environ 90 ogives et il disposerait de suffisamment de matériaux fissiles pour pouvoir doubler ce nombre.

La situation en Corée du Nord demeure préoccupante, puisque le pays a quitté le TNP en 2003 et a accumulé environ 30 ogives nucléaires, tout en développant un sous-marin à propulsion nucléaire. Par ailleurs, l’Iran, fidèle au TNP depuis 1970, continue d’être surveillé de près par la communauté internationale.

Les renoncements volontaires

Certains États ont décidé de laisser tomber leurs programmes nucléaires. C’est le cas notamment de l’Afrique du Sud, du Belarus, du Kazakhstan et de l’Ukraine. La Libye a également renoncé à ses ambitions nucléaires en 2003. Quant à la Syrie, elle est encore soupçonnée d’activités illicites, surtout après la destruction d’un réacteur par Israël en 2007.

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