Le 29 janvier 2026, la Norvège a officialisé le choix de Hanwha Aerospace pour équiper ses forces terrestres d’un système de « frappes de précision à longue portée » ; ainsi, selon le ministère norvégien de la Défense, ce contrat porte sur le système CHUNMOO, avec 16 systèmes de lancement, des missiles à plusieurs portées et un ensemble de soutien, tandis que la valeur annoncée atteint 19 milliards de couronnes norvégiennes, soit environ 1,9 milliards de dollars.
Un contrat de frappes à longue portée
Le ministère de la Défense norvégien présente l’acquisition comme une capacité nouvelle pour l’armée. En effet, le ministre Tore O. Sandvik a déclaré dans un communiqué officiel que « c’est l’un des plus grands investissements jamais réalisés pour l’armée de terre ». Par ailleurs, Hanwha Aerospace doit fournir, selon la même source, des unités de lancement et des missiles, mais aussi, en plus, un soutien logistique intégré, du matériel de formation et des systèmes d’appui. Dès lors, le contrat dépasse la simple livraison de matériels, puisque la Norvège met l’accent sur la montée en puissance, la formation et la soutenabilité.
Dans le détail, Hanwha Aerospace livrera, selon le ministère norvégien de la Défense, des lanceurs et des équipements d’entraînement en 2028 et 2029, puis des missiles en 2030 et 2031. Ainsi, l’objectif est d’obtenir un système opérationnel « en quatre ans », et cette séquence structure le calendrier du contrat. De plus, le même communiqué précise que la Norvège achète un plus grand nombre de missiles à trois portées différentes, dont une option allant « jusqu’à 500 kilomètres ». Toutefois, les volumes exacts de munitions ne sont pas détaillés publiquement à ce stade.
Enfin, Reuters rappelle que cette acquisition s’inscrit dans une stratégie de renforcement face à la Russie, et que le parlement norvégien avait validé un plan d’environ 2 milliards de dollars, soit environ 1,67 milliard d’euros.
Pourquoi ce contrat écarte-t-il les offres européennes ?
Le ministère norvégien de la Défense insiste sur la méthode, car le contrat a été précédé d’une compétition structurée ; d’abord, il indique que l’appel d’offres a été lancé en novembre 2024, puis, il cite quatre fournisseurs en lice : KNDS, Rheinmetall, Hanwha et SAAB/Boeing. Ensuite, selon la même source, à l’échéance de mars 2025, tous ont remis une offre sauf SAAB/Boeing ; ainsi, la compétition s’est resserrée, tandis que les critères de performance et de disponibilité prenaient du poids. Surtout, le ministère conclut que CHUNMOO, proposé par Hanwha Aerospace, a été le seul système répondant à l’ensemble des exigences de performance, de délais et de cadre de coûts ; de plus, il affirme que les autres offres commerciales ne pouvaient pas fournir une portée comparable, ce qui éclaire directement l’arbitrage norvégien.
Le ministre Tore O. Sandvik affirme que « Hanwha est le seul fournisseur qui répond à toutes les exigences de performance, de délai de livraison et de cadre de coûts », selon Defense News. Dans le même temps, Reuters indique que la Norvège a retenu le système face à une option américaine de type HIMARS, notamment parce que le dispositif répondait aux exigences, dont une portée pouvant aller jusqu’à 500 kilomètres, tout en promettant des livraisons rapides. Cette préférence norvégienne fut également au détriment de Lockheed Martin, ce qui souligne, encore, l’importance du calendrier et de l’adéquation aux besoins exprimés dans le contrat.
Ce que le contrat avec Hanwha Aerospace change pour l’armée
Au-delà du choix technique, la Norvège encadre le contrat par une logique industrielle et budgétaire, et Hanwha Aerospace s’y insère avec une proposition de coopération ; ainsi, le ministère norvégien de la Défense affirme qu’Hanwha propose des accords de coopération industrielle avec des entreprises norvégiennes équivalant à 120 % de la valeur du contrat. De plus, Breaking Defense rappelle qu’une cérémonie de signature est annoncée. En parallèle, la production de missiles doit être établie en Pologne, pays qui achète aussi le même système. Dès lors, même si les détails contractuels restent partiels, la Norvège met en avant un schéma européen de production et de soutien autour de Hanwha Aerospace.
Enfin, dans le volet capacitaire, le ministre Tore O. Sandvik déclare que « la frappe de précision à longue portée depuis la terre est une capacité nouvelle pour les forces armées ». Ainsi, le contrat attribué à Hanwha Aerospace devient, à court et moyen terme, un marqueur de transformation de l’artillerie norvégienne, tout en illustrant l’urgence stratégique qui pèse sur les calendriers d’acquisition.








