L’armée française est en deuil. Un militaire de 27 ans a été retrouvé mort en Guyane. Il participait à une mission contre l’orpaillage illégal. Pour l’instant, les circonstances de son décès restent floues.
Un militaire français trouve la mort en Guyane
L’armée française annonce la mort du sergent Maxence Roger, âgé de 27 ans, dans le cadre de l’opération Harpie. Cette mission vise à lutter contre l’orpaillage illégal en Guyane. Ce décès, qualifié d’accidentel par les autorités militaires, s’est produit dans la nuit du 18 au 19 mai 2025 dans le nord-ouest de ce territoire ultramarin stratégique.
Le sergent Maxence Roger, engagé sur un poste fluvial à Saut-Maman-Valentin dans le cadre de l’opération Harpie, avait été porté disparu. Selon le ministère des Armées, « les secours dépêchés par les Forces armées en Guyane (FAG) ont retrouvé le corps inanimé du sous-officier ». L’enquête ouverte devra déterminer les circonstances précises de ce que l’armée considère comme un accident.
Le soldat appartenait au 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne. Il était temporairement détaché auprès du 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa), dans le cadre d’une mission de courte durée. Il participait activement à une patrouille fluviale sur le fleuve Mana, un secteur connu pour ses courants violents et ses conditions extrêmes.
Armée française : quand la guerre se mène contre les orpailleurs
L’opération Harpie, initiée en 2008, vise à démanteler les réseaux d’orpaillage illégal qui gangrènent la Guyane. Cette mission mobilise chaque année environ 1 000 opérations militaires destinées à neutraliser les camps clandestins, perturber les flux logistiques et affaiblir les organisations criminelles transfrontalières.
Mais à quel prix ? Douze militaires français sont déjà morts dans le cadre de cette opération. Des hommes formés au combat, souvent décorés, engagés dans un conflit silencieux contre une économie illégale alimentée par le mercure et la débrouille. Le sergent Roger n’était pas un novice. Engagé depuis novembre 2018, il avait reçu la médaille de la Défense nationale, échelon bronze. Le ministère des Armées l’a décrit comme un « marsouin parachutiste motivé », « sérieux et autonome ». Célibataire et sans enfant, il s’était engagé dans l’armée « avec un sens profond du devoir ». Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a exprimé sur X sa « profonde tristesse » et a adressé ses condoléances à sa famille et à ses frères d’armes.








