Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, dit être prêt à organiser des élections présidentielles à condition que la sécurité soit garantie. Cette déclaration prend toute sa valeur après la vaste offensive russe lancée en février 2022, qui a entraîné l’instauration de la loi martiale interdisant l’organisation d’élections. Face à ce climat tendu, l’Ukraine cherche activement un soutien international pour sécuriser le processus électoral, une nécessité pour l’avenir politique du pays.
Ce que dit Zelensky et ses conditions
Lors d’une rencontre avec des journalistes en Italie, Volodymyr Zelensky a affirmé : « Je suis prêt pour des élections », montrant son ouverture à cette possibilité. Il pose toutefois une condition : ses alliés, notamment les États-Unis et ses partenaires européens, doivent garantir la sécurité des scrutins. Le président a précisé sa demande en déclarant : « Je demande maintenant, je le déclare ouvertement, aux États-Unis de m’aider, éventuellement avec les collègues européens, à garantir la sécurité pour la tenue d’élections » relaye Cnews.
Zelensky souhaite que cette assistance permette de lever les obstacles créés par la loi martiale, afin de tenir des élections dans un délai de 60 à 90 jours. Ce même laps de temps est jugé nécessaire pour rétablir un processus démocratique normal et pour permettre aux autorités ukrainiennes de proposer des amendements législatifs adaptés aux contraintes imposées par la loi martiale. Le président a ainsi exhorté les députés ukrainiens à préparer des propositions de modification de la législation électorale.
Ses démarches à l’international et la situation géopolitique
Pour coordonner une réponse internationale, Zelensky multiplie les visites en Europe. À Londres et Bruxelles, il a rencontré des dirigeants européens, obtenant leur solidarité sur la scène internationale. Les entretiens bilatéraux ont porté sur la situation critique en Ukraine et sur l’appui demandé aux partenaires européens.
En Italie, il a aussi reçu un soutien moral et symbolique lors de son entrevue avec le pape, identifié comme Léon XIV, tout en poursuivant les négociations de paix. Le pape a exprimé ses réserves concernant la recherche d’un accord de paix sans la participation active de l’Europe, déclarant : « Chercher un accord de paix sans inclure l’Europe dans les discussions n’est, permettez-moi de le dire, pas réaliste ». En rencontrant également Georgia Meloni, la Première ministre italienne, Zelensky confirme ses efforts de mobilisation internationale.
Les propositions de paix et les critiques internationales
Zelensky travaille aussi sur le duel Trump-Zelensky, censé mettre fin au conflit russo‑ukrainien. Il prévoit d’envoyer une version révisée de ce plan à Washington, en s’assurant que les volets ukrainien et européen soient plus aboutis. Sur le réseau social X, il a déclaré : « Les volets ukrainien et européen sont désormais plus avancés et nous sommes prêts à les présenter à nos partenaires américains ».
https://x.com/ZelenskyyUa/status/2002406469036040537
Le plan, d’origine américaine, se compose de trois documents : le document principal est un accord‑cadre en 20 points, auquel s’ajoutent des textes axés sur les garanties de sécurité et sur la reconstruction de l’Ukraine après-guerre.








