Politique : la gendarmerie nationale manque d’argent pour payer ses loyers

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Politique : la gendarmerie nationale manque d’argent pour payer ses loyers © Armees.com

Dans plusieurs communes françaises, les loyers impayés par la gendarmerie nationale provoquent une vive inquiétude parmi les élus locaux. Des retards conséquents mettent à mal les finances des municipalités qui comptent sur ces revenus pour rembourser leurs investissements. 

Gendarmerie nationale : des montants colossaux de loyers en attente

Le constat est lourd : à Cabestany, la gendarmerie nationale doit 236 388 euros de loyers impayés à la commune. Cette somme faramineuse inquiète particulièrement la maire Édith Pugnet, qui craint de ne pas pouvoir boucler son budget annuel. « C’est la moitié de notre dotation globale de fonctionnement », précise Cyrille Bernardin, adjoint aux finances de la ville. Comme Cabestany, de nombreuses autres communes françaises, qui hébergent les brigades dans des bâtiments municipaux, sont confrontées à cette situation.

Au-delà des Pyrénées-Orientales, le phénomène prend une ampleur nationale. Edmond Jorda, président des maires du département, explique que ces loyers impayés plongent les communes dans des difficultés financières majeures. Beaucoup d’entre elles se sont lourdement endettées pour construire ou rénover les locaux de gendarmerie, comptant sur les loyers pour rembourser leurs emprunts. Le non-paiement des sommes dues compromet cette dynamique et met en danger la viabilité économique de ces collectivités.

Des élus outrés

Les élus ne mâchent pas leurs mots face à cette défaillance de l’État. Certains parlent d’une situation « ubuesque », d’autres d’un manquement flagrant au devoir d’exemplarité. À titre d’exemple, Mahfoud Aomar, président de la communauté de communes de l’Aillantais dans l’Yonne, exprime sa stupéfaction après avoir reçu un mail de la gendarmerie indiquant le gel des loyers. « C’est incompréhensible », déclare-t-il. Une situation d’autant plus ironique que ce sont souvent les forces de l’ordre qui sont sollicitées pour expulser les locataires en retard de paiement.

Interpellé par la sénatrice des Pyrénées-Orientales, Lauriane Josende, le ministère de l’Intérieur reconnaît la gravité de la situation. Une loi de finance rectificative serait en préparation pour débloquer les 200 millions d’euros manquants dans les caisses de la gendarmerie nationale. Toutefois, cette solution ne pourra être appliquée qu’en fin d’année. D’ici là, plusieurs communes continueront de subir les conséquences de cette impasse financière, espérant que l’État prenne ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.

4 réflexions au sujet de “Politique : la gendarmerie nationale manque d’argent pour payer ses loyers”

  1. Il faut faire comme tous le monde can on payer pas son loyer on les explosé faut faire de mais avec les gendarme les maître de la porte

  2. Ce n’est pas la gendarmerie qui ne paye pas ses loyers mais bien l’état qui est défaillant.
    Une honte pour nos gouvernants successifs qui nous ont mené à cette situation malgré le taux d’imposition le plus élevé du monde.
    Quelle honte !!!!
    Il faut juste rappeler que la gendarmerie est une institution militaire.

  3. j’ai déjà connu ça il y a plusieurs années, la Gendarmerie n’y est pour rien, c’est l’Etat qui est défaillant…peut être qu’il faudrait revoir l’argent versé à certains associations, ou à certains pays…….je dis ça, je ne dis rien !!!!

  4. D’une part, ils oublient de voir est que ces gendarmeries s’occupent d’un canton et donc, tous les villages de ces cantons devraient participer à l’effort financier « virtuel » car c’est l’Etat qui paie… Et donc, si les crédits étaient suffisant pour les villages, il n’y aurait jamais eu de problème de paiement.
    D’autre part, dans le cadre de la décentralisation, les pouvoirs publics auraient dû définir depuis longtemps les besoins financiers approximatifs des villages, des cantons et aussi, de nos jours, des communautés de communes où logiquement, les gendarmes et les services sociaux et de soins seraient concentrés de sorte à couvrir les besoins des localités au sein des départements gérés par les préfectures… Mais on n’y est pas et le pire est que l’Etat central semble vouloir empiéter sur les besoins des collectivités territoriales. Et c’est bien là où le bas blesse….
    En outre, il y a plein d’économies à faire, à commencer à verser moins aux organismes internationaux (UE, OTAN, ONU), aux organisations non gouvernementales, aux pays francophones et autres pays en baissant de moitié tous les versements en les obligeant tous à se serrer la ceinture et pas uniquement la France de trinquer… car les pays francophones sont sous perfusion financière depuis plus de 50 ans… et là ils doivent tous faire des efforts! Et rien qu’en procédant à ces ajustements, Bercy sauve au moins 10 milliards d’euros…

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