Gaza : les dockers de Gênes prêts à stopper toute logistique vers Israël

Les dockers italiens haussent le ton : face au départ d’une nouvelle flotille pour Gaza, ils promettent de bloquer les expéditions liées à Israël si leurs camarades sont inquiétés.

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Le 31 août 2025, la Global Sumud Flotilla a quitté Barcelone avec une vingtaine de navires chargés d’aide humanitaire et de militants venus de quarante-quatre pays. Depuis, le port de Gênes s’est imposé comme un point névralgique : ses dockers de l’USB, déjà réputés pour leurs actions politiques, annoncent qu’ils interrompront les flux commerciaux vers Israël en cas d’attaque.

Les dockers de Gênes face à Israël et Gaza

À Gênes, le discours est frontal. « Si nous perdons le contact avec nos bateaux, nos camarades, ne serait-ce que pendant 20 minutes, nous allons bloquer toute l’Europe », a déclaré un porte-parole de l’USB cité par The Maritime Executive le 1er septembre 2025. Cette rhétorique s’appuie sur un outil puissant : le contrôle des quais, où transitent chaque année entre 13 000 et 14 000 conteneurs liés au marché israélien, selon les estimations.

Cette menace n’est pas symbolique. Les dockers italiens ont déjà prouvé leur capacité à interrompre des flux militaires : en juin, leurs homologues de Fos-sur-Mer avaient bloqué trois conteneurs de composants à destination d’Israël, selon Le Monde. À Gênes, la tradition militante s’est illustrée dès 2019 avec des actions contre les navires de la compagnie saoudienne Bahri, suspectés de transporter des armes. L’historique nourrit la crédibilité des annonces actuelles, d’autant que le syndicat CALP et l’USB se sont récemment mobilisés lors du passage du cargo Bahri Yanbu, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire, rappelle WSWS.

Une flotille internationale veut briser le blocus israélien à Gaza

La Global Sumud Flotilla a repris la mer le 31 août après un premier retour dû au mauvais temps, comme l’a confirmé France 24. Environ vingt bateaux ont quitté Barcelone, avec la perspective d’être rejoints par d’autres depuis Catane et la Tunisie à partir du 4 septembre. Le projet regroupe près de 300 personnes, dont des figures médiatiques comme Greta Thunberg, représente quarante-quatre pays et transporte près de 250 tonnes de vivres collectées notamment à Gênes, détaille Reuters.

Côté israélien, la riposte verbale s’est voulue dissuasive. Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, a menacé de traiter les passagers comme des « terroristes », annonçant leur possible internement dans les prisons de Ketziot et Damon selon ANSA. « Ils regretteront d’être arrivés ici », a-t-il lancé, selon Contre Attaque. Ces déclarations, associées à la saisie potentielle des navires, constituent l’élément déclencheur des mises en garde italiennes. Pour les dockers, la moindre entrave à la flotille signifierait un arrêt net des flux à partir de leurs ports.

Gênes : plaque névralgique de la logistique en Europe

La centralité du port de Gênes dans la logistique européenne confère à cette menace un poids stratégique. En cas de grève, ce ne sont pas seulement les expéditions militaires qui seraient affectées mais également des cargaisons civiles. « Les dockers ont déclaré que même pas un seul clou ne partirait pour Israël », rapporte ANSA.

Sur le plan opérationnel, un blocage simultané dans plusieurs terminaux de Méditerranée pourrait ralentir des milliers de conteneurs et perturber la chaîne d’approvisionnement israélienne, mais pas seulement. Toute la logistique en

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