Après des semaines de trêve, Israël a lancé des frappes contre le Hamas, provoquant une onde de choc diplomatique. Depuis la base aérienne de Tel Nof, le ministre de la Défense Israël Katz a martelé un message sans équivoque : « Les règles du jeu ont changé ». Une déclaration qui résonne comme un avertissement à l’encontre du mouvement islamiste palestinien et qui marque peut-être un tournant stratégique majeur.
Le 18 mars 2025, l’Etat hébreu a mené une série de frappes aériennes d’une ampleur inédite contre la bande de Gaza, mettant fin à une trêve qui durait depuis deux mois. Selon le ministère de la Santé du Hamas, le bilan provisoire s’élève à plus de 413 morts. Ces attaques ont été décidées par le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz, qui a tenu des propos particulièrement fermes lors d’une visite à la base aérienne de Tel Nof. Il a affirmé que le Hamas devait comprendre que « les règles du jeu ont changé » et averti que si les otages israéliens retenus dans l’enclave palestinienne n’étaient pas libérés immédiatement, « les portes de l’enfer vont s’ouvrir ». Israël justifie cette opération par le refus répété du Hamas de libérer les otages, une position soutenue par la Maison-Blanche qui estime que le mouvement islamiste « a choisi la guerre ».
Une reprise des hostilités par Israël d’une ampleur inédite
L’offensive israélienne marque une rupture nette avec la période de trêve qui avait été instaurée en janvier. Ces frappes ont visé plusieurs infrastructures stratégiques du Hamas, ainsi que des hauts responsables de l’organisation islamiste. L’État hébreu affirme qu’elles sont destinées à affaiblir durablement les capacités militaires du mouvement et à empêcher toute reconstitution de ses forces. Pour Israël Katz, il ne s’agit pas seulement de répondre à des attaques ponctuelles, mais de modifier en profondeur l’équilibre des forces. L’armée israélienne a annoncé que les opérations militaires se poursuivraient aussi longtemps que nécessaire, ce qui laisse présager une escalade prolongée.
Le Hamas, de son côté, dénonce une tentative d’« annihilation » orchestrée par Israël et accuse Netanyahou de vouloir imposer un « accord de reddition ». L’organisation islamiste a appelé la communauté internationale à réagir face à ce qu’elle qualifie d’« agression délibérée ». L’Unicef a également exprimé sa « profonde inquiétude » pour les enfants de Gaza, tandis que l’ONU décrit la situation comme un « cauchemar humanitaire ».
Les justifications israéliennes et la stratégie militaire
Israël Katz a justifié ces frappes en affirmant qu’elles répondaient au refus du Hamas de libérer les otages israéliens encore détenus. Selon lui, tant que ces derniers ne seront pas rendus à leurs familles, Israël poursuivra ses actions militaires. L’armée israélienne a précisé que cette offensive avait ciblé des responsables militaires intermédiaires du Hamas ainsi que plusieurs centres de commandement et infrastructures utilisées par le mouvement. Des tunnels et des dépôts d’armes ont également été détruits.
L’État hébreu affirme que cette opération a été menée en étroite coordination avec Washington. La Maison-Blanche a confirmé avoir été consultée avant le déclenchement des frappes et a réaffirmé son soutien à Israël. Pour l’administration Trump, le Hamas porte l’entière responsabilité de cette escalade en raison de son intransigeance sur la question des otages.
Un séisme diplomatique aux répercussions mondiales
La reprise des combats a provoqué une réaction immédiate sur la scène internationale. Si les États-Unis soutiennent Israël et estiment que le Hamas est seul responsable de cette situation, d’autres puissances occidentales se montrent plus critiques. L’Union européenne et le Royaume-Uni ont dénoncé la violence des frappes et appelé à un retour rapide au cessez-le-feu. La France a exprimé sa préoccupation face au nombre élevé de victimes civiles et exhorté Israël à faire preuve de retenue.
Dans le monde arabe, les condamnations sont encore plus fermes. L’Égypte, le Qatar et l’Arabie saoudite ont dénoncé une « attaque contre des civils », tandis que la Turquie a parlé d’un « massacre » et accusé Israël de mener une « politique génocidaire ». L’Autorité palestinienne a réclamé une intervention du Conseil de sécurité de l’ONU pour contraindre Israël à cesser ses opérations militaires. L’ONU et plusieurs organisations humanitaires ont appelé à un arrêt immédiat des hostilités et à la mise en place de corridors humanitaires pour venir en aide aux populations civiles prises au piège.
Vers une escalade incontrôlable ?
Alors que la situation s’aggrave, la perspective d’une désescalade semble de plus en plus incertaine. Israël Katz a affirmé que les frappes ne s’arrêteraient que lorsque tous les otages israéliens auraient été libérés et que la menace posée par le Hamas serait totalement éradiquée. La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU prévue dans les prochains jours pourrait être un moment clé pour tenter de freiner cette spirale de violence.








