Le 23 mars 2026, au Vatican, le pape Léon XIV s’exprime devant des responsables de la compagnie ITA Airways. Le ton est solennel, presque grave. Le chef de l’Église catholique ne se contente pas d’un appel général à la paix : il cible explicitement les frappes aériennes, devenues selon lui emblématiques des dérives contemporaines de la guerre.
Des frappes dénoncées par le pape dans un contexte de guerre Iran
Il affirme ainsi que « personne ne devrait avoir à craindre que des menaces de mort et de destruction viennent du ciel », a déclaré le pape Léon XIV selon Reuters. Une phrase qui résonne particulièrement alors que le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran est entré dans sa quatrième semaine.
Dans cette intervention, le souverain pontife ne mentionne pas directement ce conflit. Pourtant, le contexte est omniprésent. Les frappes aériennes, largement utilisées dans cette guerre, sont au cœur de ses préoccupations. Il dénonce une pratique qu’il juge intrinsèquement dangereuse pour les civils et contraire aux principes fondamentaux de l’humanité.
L’interdiction des bombardements
Le pape va plus loin. Il ne se limite pas à une critique morale, mais plaide pour une interdiction globale. « Après les expériences tragiques du XXe siècle, les bombardements aériens auraient dû être bannis pour toujours », a-t-il affirmé, selon Reuters.
Cette référence historique n’est pas anodine. Elle renvoie directement aux destructions massives des deux guerres mondiales. Pour le pape, l’histoire aurait dû servir de leçon. Or, selon lui, c’est l’inverse qui se produit. « Ce n’est pas un progrès, c’est une régression », a-t-il martelé.
Dans la même logique, il insiste sur le détournement des avancées technologiques. Les progrès techniques, qui pourraient bénéficier à l’humanité, sont utilisés à des fins destructrices. Vatican News souligne d’ailleurs que le pape considère que les avions devraient être « des vecteurs de paix, jamais de guerre et de destruction ».
Derrière cette critique, une vision plus large se dessine. Le pape oppose deux usages possibles de la technologie : l’un au service de la coopération internationale, l’autre au service de la violence. Et il condamne fermement le second.








