Feu vert du Pentagone : l’Arabie saoudite s’approche enfin du redouté F-35 américain

L’Arabie saoudite pourrait bouleverser l’équilibre militaire au Moyen-Orient en acquérant des F-35, une décision qui soulève des questions brûlantes sur les alliances et la sécurité régionale.

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Feu vert du Pentagone : l’Arabie saoudite s’approche enfin du redouté F-35 américain
Feu vert du Pentagone : l’Arabie saoudite s’approche enfin du redouté F-35 américain | Armees.com

L’Arabie saoudite a récemment franchi une étape importante en cherchant à moderniser sa flotte aérienne avec l’achat de 48 avions de combat F-35 recalé auprès des États-Unis, selon Reuters. Ce deal, qui pourrait valoir plusieurs milliards d’euros, risque de changer la donne au Moyen-Orient et de secouer les alliances d’autrefois. D’après Zone Militaire, la demande intervient environ un an après la visite du président français Emmanuel Macron, ce qui souligne que Riyad souhaite renforcer ses capacités face aux menaces dans la région.

Une demande en pleine analyse

La demande saoudienne pour les F-35 a déjà franchi un cap au Pentagone et est de nouveau étudiée par le département de la Guerre (DoW) des États-Unis. Même si rien n’est encore finalisé, cette démarche marque une évolution dans la politique du royaume. Vendre ces chasseurs-bombardiers mettrait vraiment en question la politique américaine qui vise à maintenir « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël, un principe fortement défendu dans les relations entre Washington et Tel Aviv, et pourrait également exacerber les tensions autour du programme F-35.

En mai dernier, lors d’une visite officielle du président Donald Trump à Riyad, un accord avait été annoncé pour une vente d’équipements militaires d’une valeur de 142 milliards d’euros. Ce pacte détaillait cinq catégories d’équipements :

  • le développement des forces aériennes et des capacités spatiales,
  • la défense aérienne et antimissile,
  • la sécurité maritime et côtière,
  • la sûreté des frontières,
  • la modernisation des forces terrestres et la mise à niveau des systèmes d’information et de communication.

Le goût des F-35 se renforce

Le royaume montre un vif intérêt pour le chasseur Lockheed Martin, dans l’optique de donner un coup de jeune à son armée de l’air. Actuellement équipé de Boeing F-15, de Tornados européens et de Typhoons, l’Arabie saoudite souhaite varier les plaisirs pour mieux faire face aux défis posés par des pays comme l’Iran. Ce projet d’achat avait déjà été évoqué lors de la visite de Trump, soulignant que pour Riyad, ces appareils représentent une vraie avancée stratégique.

Cependant, plusieurs étapes restent à franchir avant de se dire que c’est signé. Il faut obtenir l’accord du cabinet américain, la signature du président Donald Trump et informer le Congrès. Le dossier est entre les mains du secrétaire à la Guerre et le département politique du Pentagone s’affaire dessus depuis plusieurs mois.

Réactions internationales et retombées diplomatiques

Cette potentielle vente suscite différentes réactions dans le monde. À l’heure actuelle, Israël est le seul pays du Moyen-Orient à disposer des F-35, appareils qu’il utilise depuis presque dix ans. Si Riyad vient à faire l’acquisition de ces avions, il faudra vraisemblablement normaliser les relations entre le royaume et Tel Aviv et s’assurer qu’il n’y ait pas d’opposition du Congrès américain.

De plus, en octobre 2023, l’Arabie saoudite a demandé une « proposition chiffrée » pour acheter cinquante-quatre chasseurs-bombardiers Rafale F4 auprès de Dassault Aviation. Parallèlement, elle a aussi exprimé le souhait d’acquérir quarante-huit Eurofighter Typhoon/EF2000 supplémentaires du Royaume-Uni. Ces projets d’armement sont momentanément bloqués à cause d’un veto allemand. Cela dit, Berlin a dernièrement levé son veto sur les ventes d’armes vers l’Arabie saoudite, même si aucun contrat avec la France n’a encore été signé malgré des échanges répétés entre les deux pays.

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