Le 31 mars 2026, les États-Unis ont franchi un nouveau cap dans leur relation avec l’OTAN, en évoquant ouvertement une réévaluation de leur participation à l’alliance, dans un contexte marqué par la guerre déclenchée le 28 février 2026 contre l’Iran et par l’attitude jugée insuffisamment coopérative de plusieurs États européens.
Les États-Unis dénoncent un manque de solidarité au sein de l’OTAN
Les États-Unis estiment que l’OTAN ne remplit plus pleinement ses engagements collectifs, car plusieurs alliés européens ont refusé d’apporter un soutien logistique essentiel aux opérations militaires américaines, ce qui alimente une frustration croissante au sein de l’administration américaine. De fait, selon Boursorama, des pays comme la France, l’Espagne et l’Italie ont refusé l’utilisation de leurs bases militaires ou le survol de leur territoire, ce qui a directement limité les capacités opérationnelles des États-Unis dans la région.
Dans ce contexte, les États-Unis considèrent que ce refus traduit une rupture dans la solidarité stratégique attendue au sein de l’OTAN, d’autant plus que ces décisions ont été motivées par des interrogations sur la légalité du conflit et par l’absence de consultation formelle de l’alliance, selon Anadolu Agency. Face à cette situation, Marco Rubio a déclaré : « Quand nous avons besoin qu’ils nous permettent d’utiliser leurs bases militaires, leur réponse est « Non ». Alors pourquoi sommes-nous dans l’OTAN ? », soulignant le sentiment d’incompréhension des États-Unis.
Les États-Unis remettent en cause l’intérêt stratégique de l’OTAN
Les États-Unis ne se contentent plus de critiques ponctuelles et posent désormais la question de la pertinence même de l’OTAN dans sa forme actuelle. Marco Rubio a ainsi affirmé : « Nous devrons réexaminer l’intérêt que présente l’Otan pour notre pays dans le cadre de cette alliance ».
Cette remise en question s’inscrit dans une vision plus large portée par certains responsables américains, selon laquelle les États-Unis assument une part disproportionnée des efforts militaires et financiers au sein de l’OTAN, sans obtenir en retour un soutien équivalent lors de leurs propres opérations. Donald Trump a d’ailleurs rappelé que « Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l’Otan », ce qui renforce l’idée d’un déséquilibre structurel perçu par les États-Unis.
Les États-Unis face à une Europe plus autonome et prudente dans l’OTAN
Les États-Unis se heurtent désormais à une Europe qui affiche davantage d’autonomie stratégique et qui n’hésite plus à refuser certaines demandes, notamment lorsque les opérations militaires américaines ne font pas consensus au sein de l’OTAN. Ainsi, l’Espagne a explicitement interdit l’utilisation de ses bases militaires et de son espace aérien pour les opérations liées à la guerre en Iran, selon CNEWS, illustrant une position assumée de non-participation.
Dans ce climat tendu, les États-Unis dénoncent un fonctionnement de l’OTAN qu’ils jugent déséquilibré, comme l’a résumé Marco Rubio : « Si l’Otan consiste seulement à ce que nous défendions l’Europe, ce n’est pas un bon deal », ce qui met en lumière une fracture croissante entre les attentes américaines et les choix européens.








