Depuis le début de l’invasion russe, la violence à l’encontre des civils et des prisonniers de guerre ukrainiens atteint des sommets inouïs. Des soldats russes ont exécuté des prisonniers ukrainiens dans la région de Koursk. En octobre, neuf prisonniers qui s’étaient rendus ont été abattus, révélant que, selon l’ONU, 95 % des prisonniers subissent torture et mauvais traitements. Le cas du jeune marine ukrainien Yuriy Hulchuk, cité dans The Insider, qui est resté incapable de parler pendant plusieurs jours après sa libération, montre bien l’ampleur des souffrances.
Violence contre les civils et attaques ciblées
La brutalité ne se limite pas aux combattants. Depuis février 2022, 11 973 civils ukrainiens ont perdu la vie et 25 943 sont blessés, d’après l’ONU. Des villes comme Mariupol ont vu leur population décimée, avec au moins 8 000 décès estimés. À Boutcha, le massacre a fait au moins 419 victimes. Plus récemment, en octobre 2024, un résident de Nova Kakhovka a été torturé jusqu’à la mort. En septembre, onze habitants d’Ukrainsk ont été tués après avoir refusé d’évacuer.
Dans la région de Kherson, les forces russes visent sans pitié les civils. Qu’ils soient automobilistes, cyclistes ou simples piétons, tout le monde peut être la cible. Moisei, opérateur de drone russe, a d’ailleurs confirmé que ces attaques visaient bien délibérément la population locale.
Violences commises par les soldats russes et effets sur le moral
Les exécutions brutales ne se contentent pas de heurter la dignité des prisonniers ukrainiens, elles touchent aussi les soldats russes eux-mêmes. Des vidéos montrent notamment l’exécution de seize soldats ukrainiens dans la région de Pokrovsk. Certains témoignages rapportent que des soldats reçoivent l’ordre d’abattre des prisonniers, et ceux qui désobéissent s’exposent à des exécutions extrajudiciaires.
En Russie, le retour des vétérans de l’invasion s’accompagne d’une recrudescence de violences domestiques. Au moins 242 personnes ont perdu la vie et 227 ont été grièvement blessées par ces anciens combattants. La majorité des agresseurs est composée d’anciens détenus ayant effectué leur service dans les unités Wagner ou Storm Z.
Utilisation des drones et méthodes destructrices
L’usage renforcé de drones explosifs par les forces russes ajoute une touche technologique à ce conflit violent. Des drones kamikazes FPV, modifiés pour attaquer tout ce qui bouge, sèment la pagaille à Kherson, avec en moyenne 100 frappes par jour et un pic atteignant 330 frappes le 9 septembre 2024.
Les conséquences pour la ville sont considérables : Kherson est passée de 280 000 habitants à seulement 60 000, paralysant son économie locale et épuisant ses ressources disponibles. Malgré tout, des initiatives citoyennes se mettent en place pour contrer ces menaces, grâce notamment à des systèmes anti-drones financés pour 8 millions €.








