En Russie, plus aucune région n’est hors de portée : l’aveu du Kremlin inquiète

Le Kremlin vient de reconnaître une réalité inquiétante : aucune région de Russie n’est à l’abri des drones ukrainiens.

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En Russie, plus aucune région n’est hors de portée : l’aveu du Kremlin inquiète
En Russie, plus aucune région n’est hors de portée : l’aveu du Kremlin inquiète © Armees.com

Dans une déclaration surprenante publiée le 17 mars 2026, le Kremlin a reconnu que plus aucune région de la Russie n’était à l’abri des drones ukrainiens. Cet aveu met en lumière une hausse importante des attaques aériennes ukrainiennes sur le territoire russe et montre comment la dynamique militaire a évolué dans ce conflit qui dure. L’annonce a été faite par Sergueï Choïgou, ancien ministre de la Défense et actuel secrétaire du Conseil de sécurité russe, lors d’une visite à Iekaterinbourg, rapportent les agences Ura et Interfax.

Les attaques ukrainiennes prennent de l’ampleur

Sur l’année écoulée, les frappes de drones ukrainiens ont fortement augmenté, atteignant des cibles stratégiques plus profondément à l’intérieur de la Russie. Alors que 6 200 attaques ont été enregistrées en 2024, ce chiffre a dépassé les 23 000 en 2025, soit une multiplication par quatre en un an. Cette montée en puissance, menée par les unités de drones et les services de renseignement ukrainiens, a permis d’atteindre des cibles stratégiques plus profondément à l’intérieur de la Russie.

Moscou a notamment mis en avant l’attaque récente contre l’usine aéronautique Aviastar à Oulianovsk, située à environ 1 800 km de la frontière ukrainienne. L’événement est présenté comme un nouveau cap franchi : les capacités de frappe ukrainiennes auraient « dépassé les records de distance ». Selon Sergueï Choïgou, « Le perfectionnement technologique des systèmes sans pilote ukrainiens signifie qu’aucune région du territoire russe ne peut plus être considérée comme totalement à l’abri. »

L’Oural, un cœur industriel qui inquiète

L’Oural, décrit par Choïgou comme le « cœur industriel » de la Russie, est désormais une zone exposée. Les infrastructures vulnérables mentionnées comprennent :

  • le complexe militaro-industriel russe
  • les infrastructures énergétiques
  • des sites liés à l’industrie chimique
  • les gisements pétroliers et gaziers
  • les chaînes d’approvisionnement militaires
  • les réseaux ferroviaires

La densité des infrastructures de transport dans l’Oural, grandes lignes ferroviaires et routes automobiles d’importance fédérale, rend la région encore plus fragile.

La reconnaissance officielle de cette menace soulève des inquiétudes sur les conséquences possibles. La perturbation des réseaux ferroviaires ou des plateformes de transport locales pourrait entraîner des « conséquences économiques en cascade », avec le risque de paralyser les chaînes d’approvisionnement nécessaires aux opérations militaires russes.

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