En 1910, le Danemark voulait troquer le Groenland contre les États-Unis : Washington hallucine

Le Groenland, convoité depuis plus de 150 ans, cache des trésors minéraux et des routes maritimes émergentes.

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En 1910, le Danemark voulait troquer le Groenland contre les États-Unis : Washington hallucine
En 1910, le Danemark voulait troquer le Groenland contre les États-Unis : Washington hallucine © Armees.com

D’après le National Geographic, depuis plus de 150 ans, le Groenland attire l’attention des États-Unis. Cette vaste étendue glacée, souvent qualifiée de « plus grande île non continentale de notre planète », suscite une fascination permanente pour des raisons politiques, géographiques et économiques. Les Américains ont à plusieurs reprises cherché à intégrer cette île stratégique à leur territoire, sans succès. Son emplacement et ses richesses naturelles maintiennent l’intérêt mondial.

Pourquoi cet emplacement intéresse autant les États-Unis

Le Groenland, territoire autonome du royaume du Danemark, séduit d’abord par sa position géographique. Située à mi‑chemin entre les États‑Unis et la Russie, l’île a joué un rôle majeur pendant la Guerre froide. L’installation de bases militaires américaines a renforcé la sécurité nationale. Dès 1941, un accord de « défense du Groenland » a été signé après l’occupation du Danemark par l’Allemagne, témoignant d’une volonté nette de protéger ce territoire des puissances européennes, en vertu de la doctrine de Monroe (doctrine américaine du XIXe siècle visant à limiter l’influence européenne dans les Amériques).

Les évolutions climatiques récentes accentuent l’intérêt pour l’île : la fonte des glaces ouvre de nouvelles routes maritimes et met au jour des ressources naturelles jusque‑là difficiles d’accès. Ces changements font du Groenland une pièce centrale dans le jeu des grandes puissances qui cherchent à consolider leur présence dans l’Arctique, en raison des enjeux économiques et sécuritaires.

Ce que cache le sous‑sol

Le sous‑sol groenlandais contient des « richesses minérales » attractives pour leur valeur économique et stratégique. Historiquement, la cryolithe a été essentielle pour la production d’avions durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, on parle de vastes réserves pétrolières et de minerais comme le terbium et le néodyme, qui attirent autant les États‑Unis que la Chine. Ces éléments sont indispensables pour la technologie moderne.

Le projet « Tan Breez » dans le sud du Groenland illustre l’exploitation de ces ressources locales, tandis que la zone reste l’une des plus grandes pêcheries du monde, ce qui renforce encore l’attrait économique du territoire. Mais l’extraction soulève de vifs débats, notamment autour du droit des peuples autochtones à décider de leur avenir économique et social.

Des tentatives d’achat qui se répètent

L’intérêt américain pour le Groenland n’est pas nouveau. Dès 1867, William Seward, alors secrétaire d’État américain, lorgnait déjà sur l’île après l’achat de l’Alaska. En 1946, les États‑Unis ont fait une offre secrète de 100 millions de dollars pour acquérir le Groenland, proposition rejetée fermement par le Danemark et les Groenlandais. En 2019, le président Donald Trump a relancé l’idée, mais cela n’a fait que renforcer le sentiment national groenlandais, comme l’a résumé le Premier ministre Múte Egede : « Le Groenland appartient à la population du Groenland. » Cette offre secrète de 2019 a été rejetée fermement par le Danemark et les Groenlandais.

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