Un réseau russe transfère illégalement des fonds vers Dubaï

Une enquête de Dossier Tsentr révèle un réseau de transferts d’argent illicites de Moscou vers Dubaï, échappant aux contrôles bancaires et aux sanctions.

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Un réseau russe transfère illégalement des fonds vers Dubaï © Armees.com

Dubaï, destination privilégiée pour contourner les sanctions


Le 19 mai 2025, le média d’investigation dossier tsentr controlé par mikhail Khodorkovski a publié une enquête révélant l’existence d’un réseau clandestin facilitant le transfert de fonds depuis la Russie vers Dubaï, contournant ainsi les institutions bancaires traditionnelles et les contrôles réglementaires. Cette investigation met en lumière les méthodes employées par certains individus pour échapper aux sanctions et restrictions financières internationales.

Le processus décrit commence par la remise de valises remplies de liquidités dans un hôtel de MoscouCes fonds sont ensuite convertis en actifs à Dubaï, tels que des biens immobiliers, par le biais de sociétés offshore, sans nécessiter l’ouverture de comptes bancaires au nom des clients ni subir de vérifications approfondies. Le réseau est dirigé par des individus ayant des antécédents dans le commerce électronique et les technologies, et a été découvert suite au démantèlement par les services de renseignement occidentaux d’un autre réseau de blanchiment dirigé par Ekaterina Zhdanova et son mari Hadji-Murat Magomedov.

Mirzoev et Salavatov : les noms derrière le réseau offshore

Le courtier immobilier Siyavush Mirzoev, de l’agence MIRA Real Estate Brokers à Dubaï, a été identifié comme un acteur clé de ce réseau. Il a fourni aux enquêteurs un contact nommé Murad Salavatov, chargé de collecter les fonds en espèces à Moscou. Les transactions se déroulaient dans des lieux tels que le V Hotel, situé au 5, Malyy Palashevskiy Pereulok, à Moscou.Досье

Cette enquête fait écho à une opération menée en décembre 2024 par l’Agence nationale britannique de lutte contre la criminalité, qui a démantelé deux réseaux majeurs de blanchiment d’argent opérant dans 30 pays et traitant des milliards de dollars par an. Ces réseaux, liés à des groupes tels que Smart et TGR Group, étaient impliqués dans des activités criminelles allant du piratage informatique à la criminalité de rue, et utilisaient des cryptomonnaies pour faciliter leurs opérations

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