C’est un phénomène qui a pris tout le monde de court : le lac Tulare est réapparu dans la vallée de San Joaquin, en Californie, après avoir été absent pendant environ 130 ans. Ce retour inattendu ne change pas seulement la vue du coin, il soulève aussi des questions sur ce que l’homme fait à son environnement et les défis qu’on pourrait rencontrer avec ce « nouveau » lac. Alors que ce vieux plan d’eau reprend vie, son histoire fascinante et ses conséquences actuelles attirent tous les regards.

Plus d’un siècle plus tard, le grand retour
Le lac Tulare, qui était jadis le plus grand lac d’eau douce à l’ouest du Mississippi, avait disparu à cause de l’activité humaine. Mais voilà qu’il refait surface grâce aux tempêtes hivernales intenses et à une fonte massive des neiges venant de la Sierra Nevada au printemps 2023. Ces conditions ont débordé les systèmes censés drainer la zone, inondant près de 40 468 hectares de terres agricoles privées. Résultat ? Les écosystèmes locaux reprennent vie : canards, aigrettes et autres oiseaux aquatiques sont de retour sur ses rives, et même les grenouilles s’y remettent, tout comme les écosystèmes alpins qui évoluent sous l’effet du réchauffement climatique. L’herbe Tule commence aussi à repousser.
Vivian Underhill, une chercheuse qui a bossé à l’Université Northeastern, s’intéresse de près à ce phénomène rare. Elle rappelle l’importance historique du lac : « Le lac Tulare était le plus grand plan d’eau douce à l’ouest du fleuve Mississippi. C’est vraiment difficile à imaginer maintenant ». À son sommet, on pouvait y voir un bateau à vapeur transporter des produits agricoles de Bakersfield jusqu’à Fresno puis vers San Francisco.
Remontons aux années 1850-1860 pour comprendre pourquoi le lac a disparu. La Californie commençait alors à transformer ces terres publiques en propriétés privées. Le but ? Convertir des zones inondées ou désertiques en terres cultivables pour attirer les colons blancs prêts à assécher la région pour obtenir des terres. Vivian Underhill explique : « Si les gens pouvaient drainer cette terre, ils se voyaient accorder la propriété de parties de cette terre ». Bref, c’était une sacrée motivation pour les colons.
Cette métamorphose radicale a souvent laissé sur le carreau les communautés indigènes locales et bouleversé les écosystèmes naturels qui dépendaient autrefois du lac.
Avec son retour en 2023, le lac Tulare apporte aussi son lot de complications modernes. En engloutissant des milliers d’acres de champs fertiles, il a noyé des hangars remplis d’engrais, produits chimiques et machines agricoles coupantes. Des panneaux mettent en garde contre toute intrusion humaine dans ces zones inondées.
Les autorités locales pensent que cette version du lac pourrait mettre plusieurs années avant de disparaître complètement. En attendant, avec la météo actuelle qui accélère encore la fonte des neiges dans le bassin (et donc un ruissellement rapide), le lac continue d’être alimenté sans arrêt.
Pour plus d’informations : https://openrivers.lib.umn.edu/article/the-return-of-paashi/









Repensez les liens profonds qui unissent l’homme à la nature ?
Surtout avec le clown qu’ils viennent d’élire ?
Ils vont bien être repenser, ces liens, ça c’est certain !!!
Quand il n’y aura olus de glace, plus de lac, ils seront de nouveau content , ce qui devrait aller assez vite…
Et nos politiciens ne font pas mieux de toutes manière, n’en n’ayant rien a faire de la nature.
Quand mère nature s’en prend à père immature (trump)