Deux hélicoptères Caracal débarqués d’un Antonov géant à Tontouta : les Puma tirent leur révérence après des décennies de service en Nouvelle-Calédonie

Après 50 ans de bons et loyaux services, le Puma tire sa révérence en Nouvelle-Calédonie. Découvrez pourquoi le Caracal, son successeur, s’annonce comme un bond technologique majeur pour le Pacifique.

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Deux hélicoptères Caracal débarqués d'un Antonov géant à Tontouta : les Puma tirent leur révérence après des décennies de service en Nouvelle-Calédonie
Deux hélicoptères Caracal débarqués d’un Antonov géant à Tontouta : les Puma tirent leur révérence après des décennies de service en Nouvelle-Calédonie © Armees.com

Deux hélicoptères militaires H225M Caracal sont arrivés en Nouvelle-Calédonie le lundi 13 juillet, transportés jusqu’à l’aéroport de Tontouta à bord d’un Antonov An-124, l’un des plus gros avions-cargos du monde. Construits par le groupe Airbus, les deux appareils ont rejoint la base aérienne 186 de Nouméa-Tontouta, où ils intègrent l’escadron de transport 52 « Tontouta », confirme Capital.

Cette livraison marque une étape dans le remplacement des Puma par les Caracal au sein de l’armée de l’Air et de l’Espace. La base aérienne 186 a salué, dans une publication, l’arrivée de « ses deux nouvelles machines, qui prendront la relève des Puma après 50 années de service dans le Pacifique Sud ».

Le dernier Puma avait défilé pour la dernière fois le 14 juillet 2025, soit un an presque jour pour jour avant l’arrivée de ses remplaçants calédoniens. Sorti à la fin des années 1960, cet appareil a marqué l’histoire de l’armée française avant de céder la place, selon les cas, aux hélicoptères Caïman ou aux Caracal.

Une commande de 2021 désormais soldée

La livraison de Tontouta s’inscrit dans une commande plus large. Le 8 juin 2026, la Direction générale de l’armement (DGA) a remis à l’armée de l’Air et de l’Espace le dernier des huit H225M Caracal commandés à Airbus Helicopters, précise un communiqué de la DGA publié le 14 juin 2026.

Cette commande de huit appareils avait été passée en 2021, dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique, pour aider une industrie frappée par la crise sanitaire. Le huitième et dernier exemplaire de ce lot est justement celui qui vient d’être déployé en Nouvelle-Calédonie.

Ces huit hélicoptères viennent s’ajouter à une flotte déjà composée de 26 Caracal en service dans les armées. L’armée de l’Air et de l’Espace disposera ainsi très prochainement de 27 appareils au total. Sur ces huit nouveaux venus, tous destinés à l’outre-mer, la répartition suit une logique géographique précise :

  • en métropole, la base aérienne 120 de Cazaux (Gironde), mise en œuvre par l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées » ;
  • en outre-mer et à l’étranger, les bases de Cayenne, de Djibouti et, depuis cet été, de Tontouta.

La DGA décrit le Caracal comme « un appareil moderne et optimisé pour effectuer des missions de recherche et de sauvetage au combat, de transport tactique ou d’évacuation sanitaire de jour comme de nuit ». La base de Tontouta le qualifie, elle, de « plus endurant et plus moderne » que le Puma qu’il remplace.

Doté d’une perche de ravitaillement en vol compatible avec l’A400M Atlas, l’appareil bénéficie de la meilleure allonge de sa catégorie. Les huit exemplaires livrés embarquent aussi une caméra optronique de dernière génération, l’EUROFLIR 410, un cockpit à quatre écrans multifonction de 10 x 8 pouces, un GPS CMA5024 et deux phares orientables pour les opérations nocturnes.

L’appareil tire son nom d’un félin d’Afrique et d’Asie, reconnaissable à ses pinceaux de poils sur les oreilles et à ses bonds impressionnants. Selon l’armée, « la transition du Puma vers le Caracal s’accompagne de la montée en puissance des équipages sur ce nouvel hélicoptère, au service des missions dans le Pacifique ».

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