La décision récente de la justice américaine concernant le déploiement de la garde nationale à Portland, dans l’Oregon, marque un tournant dans les relations tendues entre l’administration Trump et plusieurs villes démocrates. Cette décision, rendue par la juge fédérale Karin Immergut, fait suite aux déclarations de l’ancien président Donald Trump qui voulait intervenir dans plusieurs villes qu’il jugeait être des foyers de tensions locales.
Un verdict qui fait du bruit
Le vendredi 7 novembre, Karin Immergut a décidé de bloquer l’envoi de la garde nationale à Portland, infligeant ainsi un sacré revers à Donald Trump, rapporte Le Monde. Ce dernier avait, à la fin du mois de septembre, annoncé vouloir « fournir toutes les troupes nécessaires » pour protéger cette ville qu’il décrivait comme étant « ravagée par la guerre ». Son arrêt, détaillé sur 106 pages, conclut qu’il n’existe aucune « rébellion ou danger de rébellion » qui justifierait une telle réaction militaire.
Les manifestations qui se sont déroulées à Portland, notamment devant le bâtiment de l’ICE entre juin et octobre 2025, ont été au cœur du débat. Même si quelques journées de juin furent particulièrement chaotiques, les manifestations sont restées dans l’ensemble pacifiques, avec quelques incidents violents isolés. D’après Karin Immergut, « les rares obstacles rencontrés par les agents fédéraux ont été minimes et rien n’indique que ces manifestations aient sérieusement gêné l’application des lois sur l’immigration. »
Les réactions et contrecoups
L’administration Trump n’a pas tardé à répondre. Abigail Jackson, porte-parole de la Maison Blanche, a critiqué ce jugement en assurant que « les faits restent inchangés » et en rappelant que le président Trump avait agi selon son autorité pour protéger agents et biens fédéraux face à des émeutes violentes. Trump avait déjà dépêché la garde nationale dans d’autres villes démocrates comme Los Angeles et Washington, évoquant une montée de la criminalité et un déploiement de la garde nationale.
Parallèlement, le recours au déploiement de la garde nationale est également contesté par d’autres villes. En octobre, une suspension avait été décidée à Chicago, suite à une demande commune du maire local et du gouverneur démocrate J.B. Pritzker. La Cour suprême, dont la majorité est conservatrice, a elle aussi demandé des arguments supplémentaires pour le 17 novembre.








