Le 4 novembre 2024, Stéphane Rambaud, député du Rassemblement National, a annoncé avoir déposé un amendement dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF) 2025 afin d’augmenter le soutien financier de la France auprès des Chrétiens d’Orient, aujourd’hui réduit à seulement 3 % de la population au Proche et Moyen-Orient.
Un amendement pour renforcer le soutien français aux Chrétiens d’Orient
Stéphane Rambaud, député du Rassemblement National, a annoncé le dépôt d’un amendement de son groupe, l’amendement II-AE125 au Projet de loi de finances (PLF) 2025. Celui-ci aspire à faire passer l’aide aux Chrétiens d’Orient à 10 millions d’euros, contre « seulement » 1,5 million d’euros aujourd’hui (soit 500 000 euros de moins qu’en 2023). Cet amendement vise à « renforcer le fonds Chrétiens d’Orient. Autrefois 25 % de la population au Proche et Moyen-Orient, ils ne sont plus que 3 % et subissent de graves persécutions », appuie le député Stéphane Rambaud sur X (ex-Twitter). Cette aide a pour objectif d’honorer la mission historique de la France, Fille aînée de l’Église, soit d’être protectrice de la communauté Chrétienne.
J’ai déposé un amendement pour renforcer le fonds « Chrétiens d’Orient ». Autrefois 25 % de la population au Proche et Moyen-Orient, ils ne sont plus que 3 % et subissent de graves persécutions.
La France doit honorer son rôle de protectrice et consolider ce lien historique. pic.twitter.com/dSYjMZNAZB
— Stéphane Rambaud (@sRambaudRN) November 4, 2024
Le député n’a pas manqué de souligner la nécessité, ni la double portée de cet amendement : les Chrétiens d’Orient représentent, pour la France, un vecteur de la francophonie et des acteurs de la stabilité sociale au Proche-Orient, notamment au Liban.
Repenser la gestion des fonds pour une aide efficace et ciblée
Les propositions du Rassemblement National pour le budget 2025 vont au-delà d’une simple hausse de l’aide financière de la France envers les Chrétiens d’Orient, puisque cet amendement vise également à rediriger des fonds initialement destinés aux organisations multilatérales vers des actions plus ciblées.
L’amendement II-AE120 propose en effet de réduire de 44%, soit de 20 millions d’euros les crédits destinés au Fonds d’amorçage et de préparation des projets (FAPS). Cette baisse est justifiée par le groupe parlementaire en raison du manque de transparence et de contrôle sur ce fonds, qui s’élève à plus de 45 millions d’euros. En définitive, cet amendement a pour de privilégier les financements dont l’impact social et culturel est réellement mesurable.









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