Des espions russes sous fausse identité au cœur du Brésil
Le 21 mai 2025, une enquête du New York Times a révélé l’existence d’un réseau d’espions russes opérant sous couverture au Brésil, illustrant une stratégie d’infiltration discrète mais efficace de la part de Moscou en Amérique latine. Ces agents, souvent dotés de fausses identités brésiliennes, s’intègrent dans la société locale, parfois pendant des années, avant d’être activés pour des missions spécifiques.
Cette méthode rappelle le programme des « illégaux » mis en place par le KGB dès 1919, où des agents vivaient sous de fausses identités à l’étranger pour collecter des informations sensibles. Ce programme a connu un regain d’activité sous la présidence de Vladimir Poutine, lui-même ancien du KGB, avec des cas notables comme celui d’Anna Chapman, arrêtée aux États-Unis en 2010.
Une traque internationale après l’invasion de l’Ukraine
Le Brésil semble être devenu une base stratégique pour ces opérations. En 2022, Sergey Vladimirovich Cherkasov, un agent du GRU opérant sous le nom de Victor Muller Ferreira, a été arrêté au Brésil pour usage de faux documents. Il avait réussi à s’infiltrer dans des institutions académiques américaines et européennes, notamment à l’Université Johns Hopkins et à la Cour pénale internationale à La Haye. Bien que les États-Unis aient demandé son extradition, le Brésil a refusé, préférant le renvoyer en Russie, où il est également accusé de crimes
Ces révélations s’inscrivent dans un contexte plus large de chasse aux agents dormants russes par les services de renseignement occidentaux, intensifiée après l’invasion de l’Ukraine en 2022. Des arrestations similaires ont eu lieu en Slovénie, en Pologne et aux Pays-Bas, mettant en lumière l’étendue du réseau d’espionnage russe








