Ce samedi 18 mai 2025, l’Armée nationale libyenne (LNA) du maréchal Khalifa Haftar célébrait en grande pompe le onzième anniversaire de l’opération Dignité (Karama), lancée en mai 2014 pour « éradiquer le terrorisme islamiste » à Benghazi. Un défilé militaire hautement symbolique s’est tenu dans un nouveau complexe militaire à l’est de la ville, où les forces de Haftar ont dévoilé une impressionnante vitrine de matériel militaire russe.
L’assistance militaire russe en Libye
Parmi les équipements présentés, la présence des systèmes de défense aérienne Tor-M1 et M2 (SA-15 Gauntlet) a été particulièrement remarquée. Ces systèmes sol-air à courte portée, conçus pour neutraliser des missiles de croisière, des drones ou des avions à basse altitude, n’avaient jusqu’ici jamais été officiellement identifiés dans les arsenaux du LNA. Leur apparition publique confirme les rumeurs de longue date sur l’assistance militaire russe en Libye, que Moscou s’efforçait jusque-là de maintenir dans une forme d’ambiguïté stratégique.
Autre pièce maîtresse du défilé : un hélicoptère lourd Mi-26, l’un des plus imposants engins de transport aérien au monde, capable d’emporter des blindés légers ou des conteneurs de ravitaillement. Sa présence suggère des capacités logistiques accrues dans une zone encore marquée par une instabilité chronique.
Ce n’est pas la première fois que la LNA orchestre des démonstrations de force à des dates anniversaires. Mais cette édition 2025 se distingue par l’audace de l’affichage. À la veille d’éventuelles relances du processus de réconciliation interlibyen, Haftar semble vouloir rappeler qu’il reste l’homme fort de la Cyrénaïque et un partenaire incontournable pour ceux qui souhaitent peser à Tripoli.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs analystes ont rapidement confirmé que les Tor-M1/M2, systemes anti-aeriens présentés étaient bien des modèles d’origine russe et non des copies iraniennes ou chinoises. Certains évoquent même une probable livraison directe via des vols-cargo opérés par Wagner ou d’autres sociétés militaires privées russes, comme cela avait déjà été documenté par Conflict Armament Research en 2020.
Une alliance concrète
L’ironie du calendrier ne doit pas être oubliée : ce défilé survient moins de deux semaines après le sommet international sur la sécurité en Méditerranée organisé à Rome, où l’Union européenne a rappelé l’importance du respect de l’embargo sur les armes en Libye, en vigueur depuis 2011. Une fois de plus, les faits sur le terrain semblent démentir les discours diplomatiques.
Pour mémoire, la présence russe en Libye avait déjà été évoquée sur les bases aériennes d’al-Jufra et de Brak al-Shati, où des MiG-29 et des Pantsir-S1 avaient été identifiés en 2020. Le défilé de Benghazi en 2025 prolonge cette dynamique : il ne s’agit plus d’un soutien discret, mais d’une intégration de facto de technologies russes dans la structure militaire du LNA.









L’Allemagne risque de rentrer dans une période de turbulences diplomatiques et stratégiques avec ce nouveau Chancelier qui semble n’y rien comprendre. Trop excité, il foule les réalités stratégiques et militaires de Berlin construites pendant la période d’après 1945, au pied. Se faisant, il risque de remplacer l’Ukraine dans la guerre d’agression russe contre Kiev et cela avec des conséquences plus dramatique négativement que ce qui s’obtiennent actuellement sur le front ukrainien.