Au large des côtes britanniques, un bâtiment militaire stoppe une attaque de drones

La Royal Navy a récemment testé ses capacités avec l’exercice Sharpshooter, confrontant le HMS Duncan à des menaces modernes.

Publié le
Lecture : 2 min
Au large des côtes britanniques, un bâtiment militaire stoppe une attaque de drones
Au large des côtes britanniques, un bâtiment militaire stoppe une attaque de drones © Armees.com

Récemment, la Royal Navy a mené un exercice Sharpshooter intensif de 72 heures, baptisé Sharpshooter, le long des côtes galloises. Cette opération, d’envergure notable, visait à évaluer l’état de préparation et la capacité du HMS Duncan (destroyer de type 45) et de son équipage face aux menaces modernes. En pleine tensions croissantes, avec des incidents navals comme celui impliquant le HMS Diamond en 2024 dans la mer Rouge, l’exercice prend une dimension stratégique importante.

Où ça s’est passé et qui y participait

La manœuvre a eu lieu dans les eaux de la baie de Cardigan et sur le champ de tir d’Aberporth, tous deux proches des côtes galloises. Le HMS Duncan, dont la base d’origine est à Portsmouth, était au centre de la simulation. Le destroyer était accompagné d’un hélicoptère Wildcat (de la 815 Naval Air Squadron) et de systèmes comme le Hammerhead et le Banshee Whirlwind.

La coordination de l’exercice a été assurée par la Royal Navy, en partenariat avec QinetiQ et Inzpire, illustrant l’importance de la coopération internationale. Sous la supervision du Commandant Dan Lee, l’équipage du HMS Duncan a fait preuve d’une grande réactivité, intégrant des scénarios variés et des systèmes d’armes sophistiqués pour relever les défis proposés.

Les objectifs et le scénario

D’après le UK Defence Journal, l’objectif principal de Sharpshooter était de placer le HMS Duncan dans une situation de stress continu, nécessitant une défense active et adaptable des infrastructures nationales sensibles. Les équipes de la Fleet Operational Standards and Training et leurs partenaires ont conçu des scénarios très réalistes, incluant des situations de contrôle des dommages, pour reproduire la rapidité et la complexité des opérations navales actuelles.

Parmi les menaces simulées figuraient des essaims de drones avancés, aériens et de surface, capables d’atteindre plus de 322 km/h, soulignant l’importance de l’utilisation de drones dans les exercices militaires modernes, ainsi que des attaques par missiles. Ces scénarios faisaient écho aux attaques réelles des forces houthis contre la navigation marchande en mer Rouge, ce qui a renforcé la valeur pratique de l’entraînement.

Les moyens technologiques et les tactiques

Pour contrer ces menaces, le HMS Duncan était équipé de divers systèmes d’armes : des missiles Martlet pour la défense aérienne, des mitrailleuses lourdes, des systèmes de défense rapprochée Phalanx (CIWS), un canon moyen de 30 mm et le canon naval principal de 114 mm. Comme l’a souligné le Commandant Dan Lee, l’exercice a permis de tester les systèmes et les équipes de façon approfondie : « Sharpshooter a été une opportunité inestimable de tester nos systèmes et nos personnels dans un environnement exigeant… je suis extrêmement fier de la performance de l’équipe. »

Le rôle de l’hélicoptère Wildcat a été déterminant pour détecter et engager les menaces, montrant l’efficacité d’une défense en couches (combinaison de tirs réels, d’effets virtuels et de scénarios synthétiques), méthode privilégiée par la marine britannique lors d’opérations simultanées.

Laisser un commentaire

Share to...