Face à cette annonce, Kiev a immédiatement rejeté toute responsabilité, qualifiant ces déclarations de « mensonges ». D’après Franceinfo, l’entourage du président français Emmanuel Macron a jugé que « les autorités russes disent tout et son contraire », dénonçant l’absence de preuves vérifiables. Du côté allemand, le chancelier Friedrich Merz a appelé à la transparence, estimant que « l’honnêteté est désormais exigée de tous, y compris de la Russie ».
Une manœuvre russe pour durcir sa ligne ?
Le timing intrigue. L’annonce intervient alors que des négociations de paix sont en cours, impliquant notamment les États-Unis. Cette attaque, si elle avait eu lieu, pourrait justifier un durcissement de la position russe dans ces pourparlers. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie envisageait déjà une riposte ciblée.
L’ombre persistante du false flag
L’idée d’un « false flag » – une opération menée sous un faux pavillon – refait surface. Cette tactique, souvent utilisée par les services russes, consiste à simuler une attaque ennemie pour justifier une action militaire ou politique. Le colonel Michel Goya, consultant pour LCI, souligne que « les Russes ont quasiment inventé ce concept », citant de nombreux précédents historiques.
Aucun impact détecté dans la zone
Le domaine résidentiel ciblé, où résiderait la compagne de Vladimir Poutine, Alina Kabaïeva, n’a subi aucun dommage visible. Aucun blessé n’a été signalé. Selon les autorités russes, tous les drones auraient été neutralisés. Le blogueur militaire ukrainien Oleksandr Arhat indique, pour sa part, qu’aucune alerte crédible n’a été relevée dans l’oblast de Novgorod. Il évoque plutôt un possible survol à destination d’une raffinerie de pétrole dans la région de Léningrad.
Une diversion face aux pertes russes ?
Alors que les frappes russes sur l’Ukraine se multiplient et que les pertes civiles dépassent les 15 000 morts depuis février 2022, certains analystes estiment que cette attaque fantôme pourrait servir à détourner l’attention ou à rallier l’opinion russe autour du Kremlin à un moment critique. L’objectif : faire passer la Russie pour une victime, face à une Ukraine jugée provocatrice.








