Un navire britannique ouvre le feu au large des Falkland : « On ne s’attendait pas à ça », les marins argentins sous le choc

120 obus réels tirés au large des Falkland, un tribunal international saisi par l’Argentine, Milei qui hausse le ton à l’ONU… La tension autour de ces îles grimpe d’un cran, et Londres ne compte pas céder.

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Un navire britannique ouvre le feu au large des Falkland : « On ne s'attendait pas à ça », les marins argentins sous le choc
Un navire britannique ouvre le feu au large des Falkland : « On ne s’attendait pas à ça », les marins argentins sous le choc © Armees.com

Le HMS Medway, patrouilleur de classe River de la Royal Navy, a tiré 120 cartouches à balles réelles au large des îles Falkland, relaye le média britannique Mirror. L’exercice, mené avec l’organisme désigné FOST embarqué à bord, visait à qualifier l’équipage pour des opérations de première ligne.

Les tirs ont été effectués avec le canon automatique de petit calibre de 30 mm du navire. L’équipage du navire a écrit sur X que 120 cartouches avaient été tirées […] et qu’ils avaient profité de l’occasion pour un entraînement de routine supplémentaire, testant de nouveau leur canon automatique de petit calibre de 30 mm, la pratique faisant la précision.

Basé en permanence dans l’Atlantique Sud, le HMS Medway, un navire de 2 000 tonnes, reste le seul bâtiment de la Royal Navy stationné de façon durable dans la région pour protéger l’archipel. Fin juillet 2026, il avait déjà mené des tirs réels de mitrailleuse lourde le long de la limite de la zone de conservation des Falkland, dans le cadre de l’opération Southern Vigilance, en s’entraînant avec des avions de transport de la RAF et le régiment de parachutistes ; lors de cette même opération, l’équipage s’est également entraîné à sauver un homme tombé à la mer aux côtés d’un avion de transport RAF A400M Atlas.

Les forces britanniques stationnées dans l’Atlantique Sud avaient alors présenté ce type de déploiement comme un dissuasif visible de l’engagement durable de Londres.

L’Argentine porte le dossier pétrolier Sea Lion devant un tribunal international

Le différend sur la souveraineté des Falkland, que Buenos Aires appelle les Malvinas, s’est nettement durci ces derniers mois. Le président argentin Javier Milei, qui a fait de cette question sa cause nationale devant l’assemblée générale des Nations unies en octobre 2026, affirme que l’archipel est « sous occupation étrangère illégale » par le Royaume-Uni.

Il a accusé l’ONU d’avoir choisi de regarder ailleurs, le poussant selon lui à « prendre les choses en main » par des actions légales et économiques. Devant l’ONU, il a également contesté le vote des habitants des Falkland en faveur du maintien sous souveraineté britannique, estimant que le principe d’autodétermination ne s’applique pas « puisque la population a été implantée par la puissance occupante sur un territoire dont la souveraineté est contestée ».

Le point de friction le plus concret concerne le gisement pétrolier Sea Lion, situé au nord des îles et estimé à 1,7 milliard de barils, dont l’extraction doit débuter en 2028 dans le cadre d’une coentreprise entre des entreprises britanniques et israéliennes.

L’Argentine a déposé une plainte auprès du Tribunal international du droit de la mer, basé à Hambourg, pour tenter de bloquer le projet et menace de sanctions les sociétés impliquées. Le tribunal a confirmé la tenue d’une audience publique les 10 et 11 novembre 2026.

Burnham promet que le Royaume-Uni tiendra bon

Le Premier ministre Andy Burnham a répondu au président argentin depuis la tribune des Nations unies. Il a déclaré ne pas avoir réagi immédiatement lorsque le président argentin avait fait ses récents commentaires, mais qu’il jugeait juste, dans cette enceinte, d’exposer clairement la position, avant d’assurer que le Royaume-Uni « se tiendra fermement face à toute menace » et défendra le droit des habitants des Falkland à l’autodétermination et à rester britanniques.

La délégation britannique auprès de l’ONU a répliqué dans un communiqué en disant n’avoir aucun doute sur la souveraineté du Royaume-Uni sur l’archipel. Elle a jugé que les efforts argentins pour nier le droit à l’autodétermination ne correspondent pas au comportement qu’ils attendent d’une démocratie, et dénoncé une tentative inacceptable d’exercer une juridiction extraterritoriale sur les entreprises travaillant dans les hydrocarbures et les autres industries des Falkland.

Le contentieux remonte à la guerre de 1982, déclenchée par l’invasion argentine du territoire britannique. Le conflit avait fait 255 morts côté britannique en un peu plus de 70 jours, ainsi que 655 morts argentins et trois habitants des Falkland tués.

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