Face aux tensions croissantes entre l’Ukraine et la Russie, le régiment ukrainien « Raid » a mené une frappe ciblée sur le complexe du centre spécial russe « Bars-Sarmat » confirme le média Ukrinform. Implanté sur le littoral de la mer d’Azov, ce site a une valeur symbolique et stratégique pour les opérations militaires dans la région. La destruction des installations représente un tournant notable, qui influe sur les dynamiques militaires locales et l’équilibre des forces dans la zone occupée de Zaporijjia.
Qui a été impliqué
Le régiment forces spéciales ukrainiennes « Raid », une unité des Forces de systèmes sans pilote d’Ukraine, a conduit l’opération avec précision. Spécialisée dans les actions menées par drones, cette unité a pour objectif de contrer les avancées technologiques de l’armée russe grâce à une utilisation des drones efficace.
En face se trouvait le centre « Bars-Sarmat », aussi appelé « Bars-37 », placé sous la direction de Dmitri Rogozine, ancien directeur de Roscosmos et désormais « sénateur » de la zone occupée de Zaporijjia. Initialement créé en 2024, ce centre visait le développement et l’essai en conditions de combat de drones, de robotique et de systèmes de guerre électronique.
Où c’était et pourquoi ça compte
La frappe a visé des installations situées sur le territoire occupé de la région de Zaporijjia, une zone au statut administratif complexe. Positionnée sur le littoral de la mer d’Azov, cette région sert à contrôler les accès maritimes et terrestres dans cette partie de l’Ukraine, où des frappes ciblées ont été menées.
Les ateliers détruits, qualifiés de « complexité brigade », étaient utilisés par l’armée russe pour fabriquer et équiper des drones, des complexes robotisés terrestres et des systèmes de guerre électronique, ce qui a été perturbé par des frappes de drones.
Effets et analyses de la frappe
Avec la destruction de la base de déploiement temporaire et des ateliers clés, le régiment « Raid » considère que la frappe affaiblira sensiblement les capacités de « Bars-Sarmat » à mettre au point des technologies avancées. Le centre était vu comme l’une des structures les plus dangereuses de l’armée russe, regroupant des forces spéciales, une branche du complexe militaro-industriel et une équipe d’ingénieurs de terrain.
Les opérateurs ukrainiens ont publié sur Facebook que cet événement porterait un coup dur à l’armée russe, en limitant leur capacité à renforcer et innover technologiquement.








