Un tournant dans le conflit russo-ukrainien s’est produit avec une attaque de longue portée menée par l’Ukraine. Deux hélicoptères russes, un Mi-17 utilisé pour le transport et un Mi-28 destiné à l’attaque, ont été détruits en Russie, à 152 km de la frontière ukrainienne. L’opération a été conduite par la 429e brigade des systèmes sans pilote Achille, en coopération avec le centre d’opérations spéciales Alpha, et montre une sophistication croissante des forces spéciales ukrainiennes.
Des frappes ciblées menées par des drones kamikazes
Au cœur de cette mission, il y a l’emploi de drones kamikazes à voilure fixe. Les appareils utilisés, le Darts DM, sont développés par la société ukrainienne Darts. Ils annoncent une portée de plus de 120 km et transportent une charge utile de 10 kg, ce qui leur permet d’atteindre des cibles en profondeur sur le territoire russe.
Ces drones sont réputés pour leur grande précision et leur discrétion sonore, ce qui a permis aux forces ukrainiennes de prendre au dépourvu les défenses russes. La séquence filmée des attaques, diffusée par le média Defense Express, montre des images de très bonne qualité, prises à la fois par les drones de frappe et par un drone de reconnaissance.
Ce que ça change sur le terrain
La base visée, située à environ 10 km de la ville de Rossoh, servait d’escale avancée où les hélicoptères étaient dirigés pour maintenance, ravitaillement et réarmement entre leurs missions. Le fait de pouvoir frapper des zones jusque-là considérées comme sûres en Russie élargit nettement le champ d’action et modifie la donne stratégique, en dépassant les lignes de front traditionnelles.
Les frappes du 29 avril succèdent à une série d’opérations menées à plus courte distance. Le 27 avril, la 429e brigade a neutralisé une station radar Kasta-2E dans la région de Belgorod, à environ 80 km de la frontière ukrainienne. Deux jours après, l’armée ukrainienne a détruit un système radar Nebo-M, cette fois à 100 km de la frontière, avant d’atteindre les hélicoptères à 152 km.








