Guerre en Ukraine : la Russie avance en silence avec une douzaine de villages tombés en un mois

À l’approche du quatrième anniversaire du conflit, Moscou revendique la prise de 12 localités en seulement deux semaines.

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Guerre en Ukraine : la Russie avance en silence avec une douzaine de villages tombés en un mois
Guerre en Ukraine : la Russie avance en silence avec une douzaine de villages tombés en un mois © Armees.com

Alors que le conflit entre la Russie et l’Ukraine entre dans sa quatrième année, la situation reste tendue sur le terrain. Une visite récente du chef d’état-major russe, Valeri Guerassimov, auprès des troupes déployées en Ukraine montre la détermination de Moscou à poursuivre ses objectifs militaires. Le ministère de la Défense russe a affirmé que « les forces du Kremlin avaient pris 12 localités de l’est de l’Ukraine en février », une information non encore vérifiée de manière indépendante par l’Agence France-Presse.

Avancées russes sur le terrain et enjeux géopolitiques

Les autorités russes disent avoir occupé 12 villages dans l’est de l’Ukraine en seulement deux semaines en février, période qu’elles décrivent sous des « conditions hivernales sévères », selon Valeri Guerassimov. Ces gains s’inscrivent dans la dynamique d’une offensive de grande ampleur lancée il y a près de quatre ans.

La région de Donetsk reste un objectif majeur pour Moscou, notamment autour du pôle industriel de Sloviansk, où les forces russes se trouvent actuellement à « une quinzaine de kilomètres » de la ville, soulignant l’importance stratégique de Pokrovsk. Depuis l’automne, la stratégie russe s’est accélérée, avec des mouvements notables dans la zone frontalière entre Soumy et Kharkiv, où Moscou contrôle encore certaines poches territoriales et affirme « étendre une zone de sécurité ».

L’été dernier, une poussée vers l’ouest avait permis aux forces russes de pénétrer dans la région de Dnipropetrovsk. Malgré la prise de certaines localités, l’objectif affiché de s’emparer de l’intégralité de la région de Donetsk n’a pas été atteint après quatre années de conflit.

Ce que réclame Moscou politiquement

Sur le plan diplomatique, la Russie, sous la direction de Vladimir Poutine, demande le retrait des forces ukrainiennes de la région de Donetsk comme condition préalable à toute négociation de paix. Cette exigence est jugée « inacceptable » par Kiev, ce qui complique la perspective d’un accord, rapporte le journal Sud Ouest.

Des pourparlers sont toutefois prévus à Genève, avec la participation de Moscou, Kiev et Washington, et pourraient offrir une nouvelle opportunité de désescalade, notamment grâce à l’aide militaire accrue de l’OTAN. La posture actuelle de Moscou pourrait cependant conduire à une intensification des opérations si ces discussions n’aboutissent pas.

Des doutes sur les annonces de prises de localités

Les récits autour de ces avancées et la visite de Valeri Guerassimov ont été largement relayés, sans possibilité de vérification indépendante pour l’instant. Cela soulève des questions sur la véracité des affirmations russes et sur ce que ces gains représentent réellement sur le terrain.

La région de Lougansk, ainsi que Zaporijia et Kherson, restent aussi des points chauds revendiqués par la Russie, en plus des ambitions affichées à Donetsk.

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