Le 25 novembre 2025, la marine américaine a annoncé sur X (anciennement Twitter) une décision majeure : l’abandon du programme de construction navale Constellation, relaye Numerama. Ce projet visait à moderniser la flotte des États-Unis pour faire face aux nouvelles menaces, notamment l’expansion rapide de la flotte chinoise. Cette annonce intervient dans un contexte de crise plus large de la construction navale américaine, marqué par des retards, des surcoûts et une montée en puissance industrielle chinoise inquiétante.
Ce qu’il faut savoir sur le programme Constellation
Lancé en 2020, le programme frégates Constellation avait pour objectif de construire une classe de frégates basée sur le modèle FREMM, développé par l’entreprise italienne Fincantieri. Au départ, 20 navires étaient prévus, avec un déplacement de 7 200 tonnes (entre les destroyers Arleigh Burke à 10 000 tonnes et les navires de combat littoral à 3 500 tonnes). Les USS Constellation (FFG-62) et USS Congress (FFG-63), les deux premiers de la série, ont vu leur construction démarrer, mais les livraisons prévues pour 2026 ont été repoussées à 2029, soit plus de trois ans de retards de livraison et un surcoût d’environ 1,38 milliard d’euros.
Ces frégates devaient jouer un rôle majeur dans l’escorte des porte-avions et la protection anti-sous-marine de la flotte américaine, notamment grâce à des sonars de pointe. Leur déploiement était d’autant plus stratégique que la flotte chinoise a déjà dépassé les États-Unis en taille.
Les problèmes administratifs et techniques
Le programme a buté sur plusieurs difficultés. Le choix du modèle FREMM visait à accélérer la construction, mais les adaptations requises pour respecter les normes de résistance et de survie américaines ont provoqué des retards importants et des coûts supplémentaires. Constellation n’est pas une exception : environ 82 % des navires en construction accusent actuellement du retard, ce qui contribue au recul relatif de la flotte américaine.
À court terme, la marine prévoit toutefois de maintenir la construction des deux premières frégates, afin de préserver des emplois dans le chantier naval. Le secrétaire de la Navy, John C. Phelan, a insisté sur la nécessité de trouver des solutions plus rapides et économiquement viables pour combler le déficit de protection maritime.








