Le 9 octobre 2025, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche avec le président finlandais Alexander Stubb, Donald Trump a évoqué la possibilité d’expulser l’Espagne de l’OTAN. Cette déclaration fait suite au refus de Madrid d’augmenter ses dépenses militaires à 5 % du PIB, conformément à un objectif fixé par l’Alliance atlantique. Trump a qualifié l’Espagne de « retardataire » et a suggéré qu’elle n’avait « aucune excuse » pour ne pas respecter cet engagement. Il a ajouté : « Franchement, vous devriez peut-être les exclure de l’OTAN« , rapporte RTL.
Une exigence contestée par Madrid
En juin 2025, lors d’un sommet à La Haye, les membres de l’OTAN se sont engagés à augmenter leurs dépenses militaires à 5 % du PIB d’ici 2035. Cependant, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a estimé que cet objectif était « déraisonnable » et incompatible avec les priorités sociales de son pays. Il a donc demandé une exemption, proposant de limiter les dépenses de défense à 2,1 % du PIB.
La position de l’OTAN et des autres alliés
L’OTAN a reconnu la position de l’Espagne, mais a maintenu l’objectif de 5 %. Certains alliés, comme la France et l’Allemagne, ont également exprimé des réserves, soulignant les défis économiques liés à une telle augmentation des dépenses. Cependant, la pression exercée par les États-Unis, sous la direction de Trump, a renforcé l’idée d’une solidarité accrue au sein de l’Alliance.
Les implications d’une exclusion
Une exclusion de l’Espagne de l’OTAN aurait des conséquences majeures. Madrid joue un rôle stratégique en Méditerranée et en Afrique du Nord, avec des bases militaires essentielles pour les opérations de l’Alliance. De plus, l’Espagne participe activement aux missions de l’OTAN, contribuant à la sécurité collective. Une telle décision pourrait donc affaiblir la cohésion de l’Alliance et perturber les équilibres géopolitiques en Europe.
La suggestion de Donald Trump d’exclure l’Espagne de l’OTAN met alors en lumière les tensions au sein de l’Alliance concernant les dépenses de défense. Alors que certains alliés plaident pour des objectifs plus flexibles, la position ferme des États-Unis souligne l’importance de l’engagement financier pour la crédibilité de l’OTAN. L’avenir de cette question dépendra des négociations à venir et de la capacité des membres à trouver un compromis acceptable pour tous.








