Cette nouvelle armure russe est capable d’arrêter des balles de calibre 50

La nouvelle armure Sotnik pourrait révolutionner l’équipement militaire russe.

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Cette nouvelle armure russe est capable d’arrêter des balles de calibre 50
Cette nouvelle armure russe est capable d’arrêter des balles de calibre 50 © Armees.com

La Russie se met en route pour développer une armure de combat futuriste qui pourrait bien changer la donne pour l’armement d’aujourd’hui. Baptisée Sotnik (c’est-à-dire « Centurion »), cette armure high-tech a pour but de repousser les limites de la protection sur le terrain. Conçue par l’entreprise publique Rostec, ce projet ambitieux veut offrir aux soldats russes une défense sans pareille face aux dangers modernes.

Une armure qui envoie du lourd

La Sotnik, de quatrième génération, se distingue par l’utilisation de fibre de polyéthylène super légère, qui lui confère une résistance hors norme sans alourdir le tout, tout comme le système d’artillerie développé par le Royaume-Uni. (Pour vous donner une idée, elle pèse environ 20 kilogrammes, soit une réduction de 20%.) Malgré ce poids plume, elle est bâtie pour encaisser des tirs directs, notamment ceux du calibre .50 M2 Browning. Selon Sergey Chemezov, PDG de Rostec, « grâce à l’usage de matériaux innovants et à la combinaison des fonctions d’éléments individuels, le poids de l’ensemble sera réduit ». Pour l’instant, le développement en est à une phase initiale, concentrée sur la définition des besoins tactiques et techniques. Ainsi, Bekkhan Ozdoev, représentant de Rostec, nous explique que l’armure intègrera des technologies robotiques et des systèmes d’échange d’informations, similaires à ceux utilisés dans la défense aérienne en Ukraine, avec un déploiement prévu d’ici 2035.

De la vieille garde à la nouvelle génération

La Sotnik succède à l’armure Ratnik, surnommée aussi « Warrior », qui équipe l’armée russe depuis plus d’une dizaine d’années. Au cours des huit dernières années, le ministère russe de la Défense a reçu plus de 300 000 ensembles de Ratnik. Cette armure se compose de dix sous‑systèmes et de cinquante‑neuf composants, comme un gilet pare-balles modernisé résistant aux obus de 7.62 mm et un casque doté d’un moniteur oculaire spécial. La troisième génération Sotnik a déjà apporté son lot d’améliorations en matière de protection individuelle, avec de nouvelles munitions et un blindage léger qui booste l’armement du soldat. Pour comparer, le modèle précédent, Ratnik‑2, pesait entre 18 et 22 kilogrammes tout en offrant une bonne résistance face aux munitions standards.

Exosquelettes et nouveautés à venir

Un des aspects vraiment intéressants du projet, c’est l’ajout d’exosquelettes pour renforcer les capacités physiques des soldats. Rostec a déjà présenté un exosquelette pour la combinaison Ratnik, capable de supporter jusqu’à 80 kilogrammes. En parallèle, un nouvel exosquelette baptisé « Stormer » est en cours de développement afin de transporter 60 kilogrammes lors des opérations d’assaut. Dans une époque où chaque avancée technologique peut vite donner un sacré avantage (notamment par rapport aux États-Unis, qui, de leur côté, œuvrent sur un exosquelette motorisé via le projet TALOS lancé en 2019, bien que ce dispositif ne soit pas encore totalement opérationnel), ces innovations placent la Russie dans une position intéressante.

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