Récemment, plusieurs opérations de grande envergure ont visé le trafic de drogue, aboutissant à la saisie de près de 2,5 tonnes de cocaïne au large de Fort-de-France en Martinique. Cette interception, survenue le vendredi 27 juin, s’inscrit dans une suite d’actions pour freiner le flux grandissant de stupéfiants circulant par les océans. Ces manœuvres montrent bien que les autorités internationales mettent tout en œuvre pour combattre ce fléau qui menace la sécurité publique et la santé de tous.
Des interceptions en pleine mer
La saisie près de Fort-de-France ne fait pas exception. En effet, quelques jours avant, une autre opération avait permis de reprendre 2,5 tonnes supplémentaires au large de la Nouvelle-Calédonie, le 25 juin. Cette action a été menée par le navire de patrouille outre-mer de la Marine française, l’Auguste Bennebig, appuyé par un jet de reconnaissance « Gardian » Falcon. Le navire intercepté, sous pavillon panaméen et portant le nom de SM Dante, avait pris le large du Pérou en mai dernier et se dirigeait vers l’Australie. Sa cargaison, minutieusement répartie dans environ cinquante sacs individuels, révèle tout le savoir-faire des réseaux criminels.
Des arrestations et des investigations
Suite à ces interceptions, quatre hommes âgés respectivement de 27, 36, 47 et 59 ans ont été interpellés et placés en garde à vue dans les locaux de l’antenne Caraïbes de l’Office anti-stupéfiants (OFAST). Par ailleurs, les sept membres d’équipage du SM Dante – composés de deux Portugais et de cinq Équatoriens – ont été placés en détention provisoire en Nouvelle-Calédonie pour faciliter l’enquête. Le parquet de Fort-de-France a ouvert une investigation sur ces faits, suspectant que la drogue devait être transférée sur de petits bateaux-moteurs pour atteindre en toute discrétion les côtes australiennes.
Une coordination internationale bien rodée
Ces opérations illustrent une belle collaboration à l’échelle internationale, mobilisant plusieurs forces régionales telles que l’Australian Border Force, les douanes néo-zélandaises et le United States Homeland Security Investigations. Les eaux du Pacifique se transforment en véritable route pour les trafiquants désireux d’acheminer leurs produits vers des marchés émergents comme l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Des chiffres qui inquiètent et des saisies répétées
La lutte contre le trafic maritime reste une priorité pour la Marine nationale française, qui a intercepté un total impressionnant de 47,8 tonnes de stupéfiants en 2024, marquant une hausse par rapport aux 33,2 tonnes saisies en 2023. Depuis 2012, six navires chargés principalement de cocaïne ont été interceptés par les autorités françaises. Parmi les saisies notables précédentes, on compte notamment 578 kg en octobre 2017 et 750 kg en août 2013.
Les retombées sur le terrain
En Nouvelle-Calédonie, un démantèlement réseau local chargé de traiter les sacs dérivants a été réalisé entre Nouméa et l’île des Pins. Environ dix personnes ont été arrêtées et doivent comparaître devant un tribunal local le 22 juillet 2025. Ce réseau avait déjà été identifié dès août 2024, ce qui montre bien que le problème persiste dans la région.








