La frégate Normandie a récemment montré ses nouvelles capacités lors d’un exercice naval exigeant, marquant une étape importante dans l’évolution des systèmes de défense maritime français. Avec la montée des menaces asymétriques, surtout celles liées aux drones, cette avancée reflète le travail coordonné entre les institutions militaires et les industriels pour renforcer la course aux drones.
Un engagement pour renforcer la défense
Dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024, 2030, les autorités françaises ont lancé un programme ambitieux visant à ajouter une « troisième couche de défense sur nos bateaux », comme l’a souligné l’amiral Nicolas Vaujour, Chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM). L’objectif est d’améliorer les capacités de défense des frégates multimissions (FREMM) contre les menaces aériennes et maritimes. L’une des mesures phares consiste à remplacer l’ancienne conduite de tir basée sur le système NAJIR par le STIR 1.2 EO Mk2, fourni par l’industriel Thales.
Cette modernisation ne se limite pas à des mots. Les frégates Bretagne et Normandie ont déjà été équipées de cette nouvelle conduite de tir suite à l’annonce de la Direction générale de l’armement (DGA) en 2024. Cette mise à niveau intègre aussi des retours d’expérience de la Marine nationale, notamment ceux de l’opération navale ASPIDES de l’Union européenne, où la menace des drones a été un facteur pris en compte.
Exercice concluant : des capacités à l’épreuve
Lors d’un exercice récent, la frégate Normandie a testé son nouveau système de conduite de tir dans des conditions difficiles, illustrant l’efficacité des drones dans des scénarios maritimes, explique le média spécialisé Zone Militaire. Les cibles de type Alba, qui simulaient des drones volant à basse altitude à 148 km/h, ont été interceptées et abattues malgré un brouillard dense réduisant la visibilité à moins de 200 mètres. L’emploi de la tourelle de 76 mm a montré la performance améliorée du bâtiment, confirmée par la Marine nationale dans son compte rendu du 13 avril 2026 : « l’exercice s’est avéré extrêmement concluant ». Ce progrès illustre l’efficience du STIR 1.2 EO Mk2, qui permet une acquisition et un suivi précis de menaces rapides même dans des environnements fortement encombrés.








