En mars, l’Arménie et l’Azerbaïdjan avaient annoncé avoir bouclé les négociations pour un accord de paix. Mais, trois mois plus tard, cet accord n’est toujours pas paraphé. Les tensions restent vives, en partie à cause des exigences supplémentaires de l’Azerbaïdjan et d’une véritable course à l’armement marquée par d’importantes acquisitions militaires.
Tensions géopolitiques toujours bien présentes
L’Arménie a consenti en cédant quatre localités de la région de Tavoush à l’Azerbaïdjan. Pourtant, le chemin vers une paix durable est semé d’embûches, notamment à cause de nouvelles conditions imposées par Bakou. L’Azerbaïdjan réclame par exemple la dissolution du groupe de Minsk de l’OSCE (chargé de médiation) et une révision de la Constitution arménienne pour effacer toute mention du Haut-Karabakh. Ces demandes compliquent encore les rapports déjà tendus entre les deux nations.
De plus, la question du corridor de Zanguezour reste en suspens, ce qui maintient une atmosphère d’incertitude dans la région. À cela s’ajoute le contrôle total exercé par l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh, renforçant ainsi sa position stratégique.
وزیراعظم محمد شہباز شریف {@CMShehbaz } کی زیرِ صدارت پاکستان نے کئی عظیم سفارتی کامیابیاں حاصل کیں، جن میں چین کی جانب سے 40 ففتھ جنریشن J-35 اسٹیلتھ طیارے، KJ-500 اواکس، HQ-19 ڈیفنس سسٹم کی پیشکش اور 3.7 بلین ڈالر قرض کی مؤخر ادائیگی شامل ہے، ہواوے کے تعاون سے 100,000 پاکستانیوں… pic.twitter.com/xEvJ0LSQRT
— Government of Pakistan (@GovtofPakistan) June 6, 2025
Renforcement de la flotte et achats marquants
Financé par ses revenus en hydrocarbures, Bakou modernise ses forces. En septembre dernier, l’Azerbaïdjan a encaissé son premier avion de combat JF-17 Thunder, amorçant une série d’acquisitions notables. Au départ, 16 appareils avaient été commandés pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Puis, ce nombre a été porté à 40, pour une valeur totale de 4,6 milliards de dollars.
Le 6 juin, un nouvel accord a été signé pour 40 JF-17 Thunder supplémentaires. On ne sait pas encore s’il s’agit d’une commande entièrement nouvelle ou d’un avenant au contrat de février 2024. Par ailleurs, l’Azerbaïdjan a confirmé l’achat de 40 chasseurs-bombardiers chinois J-35A de cinquième génération.
Atouts techniques des JF-17 Thunder
Les modèles commandés sont équipés d’un moteur Klimov RD-93 et peuvent atteindre une vitesse maximale de Mach 1,6 (soit 1 976 km/h). Ils disposent de sept points d’emport leur permettant de transporter jusqu’à 3 800 kg de munitions variées (missiles anti-navires, air-air, air-surface, bombes guidées et non guidées). Équipés d’un radar à antenne active KLJ-7A et d’un viseur de casque, ces appareils bénéficient aussi de commandes de vol électriques dernier cri.
Avec ces caractéristiques techniques, les JF-17 Block III complètent la flotte aérienne azerbaïdjanaise sans remplacer les MiG-29 et Su-25 déjà en service, tout en renforçant leur performance opérationnelle.
Modernisation de Bakou face aux limites d’Erevan
Tandis que l’Azerbaïdjan modernise sa flotte et continue d’investir dans des achats stratégiques, l’Arménie a du mal à maintenir environ vingt avions en service actif. Seulement quatre Su-30SM Flanker, sur les douze commandés à la Russie, ont été livrés, et l’état d’une quinzaine de Su-25 reste incertain. Du coup, Erevan se retrouve clairement désavantagée face à un voisin mieux équipé.
La situation met en lumière le déséquilibre grandissant entre les forces militaires dans le Caucase Sud. Alors que Bakou utilise ses revenus pétroliers pour renforcer sa défense, Erevan doit composer avec une réalité bien plus difficile.








