La sonde Athena n’aurait jamais atteint la Lune …

L’atterrissage d’Athena sur la Lune a créé des vagues, mais des soucis techniques pourraient freiner les ambitions d’Intuitive Machines.

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La sonde Athena n'aurait jamais atteint la Lune ...
La sonde Athena n’aurait jamais atteint la Lune … © Armees.com

L’exploration spatiale a franchi une nouvelle étape avec l’alunissage de la sonde Athena de l’entreprise américaine Intuitive Machines. La mission a été menée en collaboration avec la NASA et vient marquer un jalon dans l’histoire des missions lunaires privées. Toutefois, des soucis techniques ont assombri cet exploit, mêlant inquiétude et espoir pour la suite des explorations sur la Lune.

Un atterrissage pas simple sur la Lune

Le 6 mars 2025, aux environs de 18h30 (heure de Paris), Athena s’est posée sur la Lune, précisément dans la zone de Mons Mouton, tout près du pôle Sud lunar (une région stratégique pour l’exploitation potentielle de glace d’eau). Même si l’objectif principal a été atteint, l’atterrisseur semble ne pas être orienté correctement. On se rappelle d’un incident similaire survenu avec le précédent atterrisseur d’Intuitive Machines, Odysseus. Ce souci pourrait bien diminuer la production d’énergie de la sonde et freiner les expériences scientifiques prévues par Intuitive Machines et la NASA.

Steve Altemus, le CEO d’Intuitive Machines, a partagé ses réserves lors d’une conférence de presse en déclarant : « Nous ne pensons pas avoir la correcte orientation à la surface de la Lune ». Il a ajouté qu’ils attendaient encore des données (notamment grâce à une photo de reconnaissance lunaire depuis Lunar Reconnaissance Orbiter) pour évaluer précisément la situation du véhicule.

Les ambitions scientifiques et techniques d’Athena

La mission Athena (aussi appelée Intuitive Machines 2 ou IM-2) embarque plusieurs instruments scientifiques destinés à forer le sol lunaire, dans le but de détecter de l’eau et d’autres ressources précieuses. Parmi ces équipements, on trouve un petit robot baptisé Grace, en hommage à Grace Hopper. Ce robot est conçu pour bondir et explorer des zones difficiles d’accès.

Autre nouveauté de cette mission : le test d’un réseau cellulaire 4G sur la Lune. Ces expériences cherchent à approfondir nos connaissances scientifiques et à préparer les futures missions habitées, notamment grâce à des avancées technologiques en exploration spatiale.

Des enjeux économiques et politiques bien présents

Malgré ses ambitions élevées, l’annonce des soucis rencontrés par Athena a fait réagir les marchés. L’action d’Intuitive Machines a dégringolé de 20% après l’annonce officielle, illustrant les défis auxquels font face les entreprises privées dans ces projets audacieux d’exploration spatiale.

Côté politique, le programme Artémis continue de faire couler beaucoup d’encre aux États-Unis. Ce programme, visant à installer durablement des humains sur la Lune, est l’objet des débats et face aux critiques de Donald Trump, qui remet en question l’utilité de retourner sur la Lune avant Mars. Parallèlement, la Chine ne chôme pas non plus en poursuivant ses ambitions lunaires, avec des projets d’envoyer des hommes sur la Lune et d’y ériger une base.

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