Sous-marin : l’Émeraude s’apprête à tirer sa révérence

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Sous-marin : l’Émeraude s’apprête à tirer sa révérence © Armees.com

Le sous-marin nucléaire, l’Émeraude, va bientôt être immobilisé. La date de la dernière cérémonie des couleurs vient d’être officialisée. Une suite logique, la Marine est lancée dans un programme de renouvellement de sa flotte.

Le sous-marin nucléaire l’Émeraude bientôt à la retraite

Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Émeraude, quatrième de la classe Rubis, marque la fin d’une ère glorieuse pour la Marine française. Ce bijou technologique, en service depuis 1988, vivra son ultime cérémonie des couleurs le 12 décembre 2024, à la base navale de Cherbourg-en-Cotentin. Cet événement, hautement symbolique, sera conduit par le capitaine de frégate Yohann Jose-Maria, dernier commandant de l’équipage bleu, et le capitaine de vaisseau Matthieu Delafoy, commandant de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque.

Avec une carrière de 37 ans, l’Émeraude a parcouru 1,3 million de nautiques. Il a fait 60 fois le tour de la Terre et passé 169 000 heures en plongée, représentant 19 ans sous la mer. Un palmarès impressionnant, qui illustre la contribution stratégique de ce sous-marin à la défense française.

Une carrière marquée par l’innovation

Mis en chantier en 1983 et admis au service actif en 1988, l’Émeraude s’est démarqué par plusieurs premières, notamment son déploiement dans la zone Indo-pacifique lors de la mission Marianne en 2021. Ce déploiement visait à réaffirmer l’intérêt stratégique de la France pour cette région. Construit à Cherbourg-en-Cotentin, qui est également le port de déconstruction des SNA français, l’Émeraude a été affecté à l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque (ESNA) à Toulon. Avec deux équipages de 70 marins, il a été un pilier opérationnel de la flotte française, servant sous les ordres de 41 commandants différents.

L’Émeraude appartient à la classe Rubis, une série de six sous-marins nucléaires d’attaque mis en service à partir de 1983. Ces navires, d’une longueur de 73,6 mètres et équipés d’un réacteur nucléaire, représentent une avancée significative pour la Marine nationale. La classe Rubis a désormais laissé place à la classe Suffren, plus moderne et mieux adaptée aux besoins stratégiques actuels.

3 réflexions au sujet de “Sous-marin : l’Émeraude s’apprête à tirer sa révérence”

  1. Les sous marin son les seuls à pouvoir survivre a un conflit mageur et on les demolis aux lieux de les préserver en cale sèche Bordeaux brest ou l’orian

  2. J aurai pensé qu il y aurait eu un mot pour les 10 sous-mariniers qui ont perdu la vie dessus en 94..

  3. Effectivement, 10 sous-mariniers dont le pacha sont morts pour cause d’avarie en s’etant enferme pour permettre le retour du SNA a Brest… Ce fut un choc assourdissant dans la marine et pour l’ensemble des armees mais aussi avec une deflagration dans tout le pays meduse d’un tel accident… Par la suite, des controles reguliers ont ete effectues sur tous les SNA et plus particulierement pour l’Emeraude… Pas d’inquietude! Les sous-marins sont recycles plus qu’on peut le croire…

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