3350 missiles pour Kiev : la Russie doit-elle craindre une riposte foudroyante ?

L’Ukraine vient de sécuriser 3 350 missiles ERAM, un atout décisif face aux menaces russes.

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3350 missiles pour Kiev : la Russie doit-elle craindre une riposte foudroyante ?
3350 missiles pour Kiev : la Russie doit-elle craindre une riposte foudroyante ? © Armees.com

L’Ukraine se dote d’un sacré atout pour sa défense avec l’achat de 3 350 missiles ERAM. L’accord, validé par les États-Unis le 28 août 2025, marque une avancée notable dans la coopération militaire entre Kiev et ses partenaires occidentaux, notamment en matière de défense aérienne. Financé par l’Union européenne pour 825 millions de dollars, cet investissement intervient dans une situation géopolitique tendue, alors que le pays cherche à se prémunir contre les agressions répétées de la Russie.

Caractéristiques et usage des missiles ERAM

Les missiles ERAM sont des armes longue portée conçues pour répondre aux besoins militaires spécifiques de l’Ukraine. Avec une portée de 460 km et une charge utile de 225 kg, ils rivalisent en puissance de feu avec la bombe française AASM Hammer, tout en offrant une portée supérieure. Ils sont qualifiés de « low cost », ce qui en fait une solution économique pour renforcer la défense.

Leur emploi reste strictement encadré. Avant chaque tir, l’armée ukrainienne doit impérativement obtenir un feu vert de Washington, excluant ainsi tout ciblage en urgence. Ces missiles visent surtout des objectifs militaires fixes comme :

  • des dépôts de munitions,
  • des centres de commandement
  • et des infrastructures logistiques.

D’après Fabian Hoffman, chercheur à l’université d’Oslo, ces armes seront déterminantes pour frapper des points stratégiques tout en évitant les risques immédiats.

Les acteurs et les enjeux géopolitiques

Plusieurs figures ont joué un rôle clé dans cette opération. Andriy Yermak, chef de cabinet du président Volodymyr Zelensky, a annoncé officiellement via les réseaux sociaux non seulement l’acquisition des missiles, mais aussi de 3 350 modules de navigation pour contrer le brouillage ennemi. Matt Whitaker, ambassadeur américain auprès de l’OTAN, a déclaré que cette mesure vise à permettre à l’Ukraine de se défendre efficacement face à la Russie.

Au début, les États-Unis étaient réticents à fournir ce type d’armement durant les deux premières années du conflit, ce qui a soulevé des inquiétudes concernant l’aide des États-Unis. Toutefois, dès l’été 2024, ils avaient commencé à assouplir leur position en autorisant l’usage par Kiev des missiles ATACMS. L’administration Biden a ainsi levé quelques restrictions sur les frappes avec ces armes vers la fin de l’année 2024.

Nouvelles armes en terre ukrainienne

Parallèlement aux achats internationaux, l’Ukraine mise lourdement sur le développement et la modernisation de son armement. Récemment, le missile Neptune a été présenté, capable d’atteindre des cibles à 1 000 km, et la production en série du missile Flamingo a été annoncée (il peut couvrir jusqu’à 3 000 km et dispose d’une ogive pesant 1 150 kg).

De plus, le missile balistique Sapsan a réussi ses tests et est désormais en production. Par ailleurs, le missile-drone hybride Palianytsia témoigne de la volonté du pays d’élargir ses moyens militaires face aux menaces persistantes.

L’achat des missiles ERAM marque un tournant stratégique pour l’Ukraine dans sa quête d’autonomie militaire et dans ses efforts pour résister aux pressions extérieures. Tandis que les discussions menées par Donald Trump pour un cessez-le-feu rapide se poursuivent, cette opération envoie un signal fort indiquant que Kiev ne compte pas se reposer uniquement sur les négociations pour assurer sa sécurité. Pour la population ukrainienne et ses partenaires internationaux, cet investissement représente un engagement renouvelé pour la paix et la stabilité régionale malgré les incertitudes actuelles.

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