Investi récemment, Donald Trump a fixé un ultimatum ambitieux : mettre fin à la guerre en Ukraine en 100 jours. Avec des menaces de sanctions contre la Russie et une diplomatie directe, l’ancien président des États-Unis adopte une approche controversée pour résoudre un conflit complexe qui dure depuis 2014.
Un défi ambitieux : une paix en 100 jours
Dès son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump s’est fixé une priorité : mettre fin à la guerre en Ukraine, un conflit qui perdure depuis près d’une décennie. Pour atteindre cet objectif, il a nommé le général Keith Kellogg, un vétéran de 80 ans, en tant qu’émissaire spécial. L’objectif : trouver un accord en 100 jours, une échéance jugée irréaliste par de nombreux observateurs.
La méthode Trump repose sur une diplomatie audacieuse. Le président américain a promis d’appeler directement Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. À Kiev, il propose de « conclure un marché » en échange d’une suspension de l’aide américaine. À Moscou, il alterne entre menaces de sanctions supplémentaires et propositions de dialogue. Cependant, la stratégie du « bâton et de la carotte » divise. Elle soulève des doutes quant à l’engagement de la Russie et à la capacité de l’Ukraine à accepter des compromis perçus comme une abdication de sa souveraineté.
Une paix durable ou une trêve fragile ?
Le plan de paix proposé par Keith Kellogg envisage une reconnaissance tacite des gains territoriaux russes et un gel de l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan pendant 20 ans. En contrepartie, des garanties de sécurité seraient offertes à Kiev, et les sanctions contre Moscou seraient progressivement levées. Cette approche vise à établir une « ligne de démarcation » stable, surveillée par des forces internationales.
Cependant, les conditions avancées par la Russie et l’Ukraine rendent cet accord difficilement réalisable. Moscou insiste sur la « démilitarisation » et la « dénazification » de l’Ukraine, tandis que Kiev exige le retrait total des troupes russes, des compensations et des garanties de sécurité robustes. Le spectre des violations passées, comme l’accord de Budapest en 1994, renforce la méfiance des Ukrainiens.








