Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, annonce être « prêt » à organiser une élection présidentielle. Mais attention, pas à n’importe quel prix. Il souhaite des garanties de sécurité pour organiser le scrutin dans de bonnes conditions.
Volodymyr Zelensky prêt à aller à la présidentielle en Ukraine
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a brusquement modifié sa position concernant la tenue de scrutins en période de conflit. Depuis le déclenchement de l’invasion russe en février 2022 et l’instauration de la loi martiale, la tenue d’élections avait été suspendue. Mais, face à la pression de Donald Trump, le président ukrainien se dit aujourd’hui « prêt » à aller vers des élections, à condition que la sécurité soit garantie. Ce revirement soulève d’importantes questions autour de la faisabilité d’un tel scrutin en temps de guerre.
Le dirigeant pose deux conditions pour envisager une présidentielle en Ukraine. D’abord, il réclame l’aide de ses alliés pour garantir la sécurité du scrutin, face aux attaques russes, aux combats sur le front ainsi qu’à la dispersion de millions de déplacés. Ensuite, il a demandé à son parti parlementaire de préparer des propositions d’amendements législatifs pour rendre possible un vote malgré la loi martiale. Selon ses propos, si ces garanties de sécurité et le cadre juridique modifié sont réunis, alors l’Ukraine pourrait être « prête à tenir une élection dans les 60 à 90 prochains jours ». Ainsi, Volodymyr Zelensky affirme sa volonté d’aller à ce scrutin.
Enjeux, obstacles et incertitudes autour d’un scrutin en pleine guerre
L’idée d’organiser des élections présidentielles en Ukraine dans les mois à venir soulève de nombreuses interrogations, à commencer par le respect du droit ukrainien. En effet, la Constitution interdit les scrutins pendant la loi martiale, ce qui avait jusqu’à présent conduit à leur suspension. De plus, sur le plan pratique, les défis sont immenses : comment permettre à des soldats en première ligne de voter ? Comment inclure des millions de réfugiés et déplacés internes ? Comment garantir le vote des habitants des zones occupées ou proches du front ?
L’enjeu de la légitimité est aussi central. Pour Volodymyr Zelensky, cette initiative est un gage de transparence. Mais les risques sont tangibles : un scrutin en urgence, dans la précipitation, pourrait fragiliser les conditions de neutralité et d’équité, d’autant plus que l’Ukraine reste sous pression militaire constante.
Enfin, la dépendance aux « garanties de sécurité » extérieures, notamment des États-Unis et des partenaires européens, place la perspective électorale sous la condition d’un soutien international, qui reste incertain.








