Ukraine : France et Royaume-Uni vont envoyer des troupes au sol

Emmanuel Macron a évoqué pour la première fois l’éventualité d’un déploiement de « forces de réassurance » européennes sur le territoire ukrainien, dans des zones jugées stratégiques.

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Ukraine : France et Royaume-Uni vont envoyer des troupes au sol | Armees.com

Durant le sommet sur la guerre en Ukraine, organisé à Paris ce 27 mars 2025 avec une trentaine de pays alliés, Emmanuel Macron a encore franchi un cap. Le chef de l’État français a évoqué pour la première fois l’éventualité d’un déploiement de « forces de réassurance » européennes sur le territoire ukrainien, dans des zones jugées stratégiques.

Une annonce qui intervient à un moment charnière pour la guerre en Ukraine, que le président lui-même qualifie de « point de bascule ».

Ukraine : une présence militaire européenne sérieusement à l’étude

Le président de la République a déclaré qu’une « force de réassurance » impliquant « quelques États membres » pourrait être déployée dans « certains endroits stratégiques » en Ukraine. Objectif : dissuader toute escalade russe en cas d’ouverture de négociations de paix. Ce dispositif, encore en phase de planification, serait notamment piloté par la France et la Grande-Bretagne, dans le cadre des efforts conjoints de la coalition d’alliés.

Aucune précision n’a été apportée sur les modalités ou le calendrier, mais cette déclaration ne va pas manquer de faire beaucoup de bruit : jusqu’ici, aucun responsable occidental n’avait évoqué explicitement la possibilité d’un engagement militaire physique sur le sol ukrainien, en dehors des missions de formation.

Un soutien renouvelé, un cap assumé

« Nous allons continuer de soutenir l’Ukraine », a affirmé Emmanuel Macron, précisant que de nouveaux programmes de formations pour l’armée ukrainienne allaient être mis en place, et que le décaissement de prêts serait accéléré pour faciliter des achats d’artillerie.

Le président français insiste également sur la nécessité de maintenir une pression constante sur Moscou : « Le temps n’est pas à la levée des sanctions », a-t-il tranché, rappelant que cette question ne se poserait qu’« une fois la paix établie ».

Kiev ne se fait plus d’illusions sur Moscou

En filigrane de ces annonces, un objectif clair : positionner l’Ukraine dans les meilleures conditions possibles pour entamer des négociations solides. « Notre objectif est clair, c’est au fond de gagner, la paix », a résumé Emmanuel Macron, saluant au passage « le courage du président Zelensky » et le rôle des alliés, notamment les États-Unis.
Car si des pourparlers ont débuté, la ligne française reste inchangée : soutenir Kiev sans relâche jusqu’à l’obtention d’un accord durable, sans céder à une paix précipitée qui légitimerait les avancées russes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a pas mâché ses mots au terme de ce sommet : « La Russie ne veut aucun type de paix », a-t-il lancé. Ce constat, sévère mais lucide, réaffirme le besoin pour l’Ukraine de pouvoir compter sur une présence occidentale visible et dissuasive, au moment même où les équilibres peuvent basculer.

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