Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump en a fait un symbole politique : l’exclusion des militaires transgenres de l’armée des États-Unis. La mesure, qui va concerner 1 000 soldats américains, doit entrer en vigueur dans quelques jours.
Plus de personnes transgenres dans l’armée des États-Unis
La Cour suprême des États-Unis a temporairement levé la suspension d’un décret présidentiel interdisant aux personnes transgenres de servir dans l’armée. Un millier de militaires se trouvent dès lors sommés de partir, dans une opération menée tambour battant par le Pentagone. L’administration Trump, en réinstaurant une politique déjà controversée lors de son premier mandat, veut en faire un symbole politique de la lutte contre le wokisme.
Les personnes transgenres ne sont plus les bienvenues dans les rangs de l’armée américaine. Le décret présidentiel du 27 janvier 2025, signé par Donald Trump, le stipule clairement. Sous couvert de rationalité militaire, cette déclaration enterre sans détour le droit des personnes trans à servir leur pays. L’administration ne laisse aucune place au doute quant à son empressement. Ces exclusions concernent environ 1 000 militaires, tous diagnostiqués avec une dysphorie de genre, une pathologie médicalement reconnue comme une souffrance liée à une incongruence entre le sexe assigné à la naissance et l’identité de genre.
À l’échelle des effectifs, ces 1 000 soldats peuvent sembler une goutte d’eau. Mais c’est une onde de choc politique : selon les chiffres officiels, 4 240 militaires transgenres avaient été recensés à la fin de l’année 2024. Le couperet tombe donc sur un quart d’entre eux.
Transgenres et armée : quand le volontariat devient une contrainte
Désormais, l’armée exige le départ volontaire de ces 1 000 personnes d’ici au 6 juin. Mais peut-on vraiment parler de choix ? « C’est une décision que les gens vivent sous la contrainte », confie un représentant de l’association Sparta Pride, lui-même militaire transgenre.
Ce plan de sortie se transforme donc en piège à double détente. Ceux qui refusent cette « offre » courent le risque d’être ensuite évincés sans garantie : « Il n’y a aucune garantie d’accès à votre pension, à vos indemnités de licenciement ou à une libération honorable », alerte le même porte-parole.








