Un seul tir de torpille : le sous-marin espagnol Isaac Peral coule un ancien patrouilleur

La marine espagnole a annoncé le 4 novembre la destruction d’un bâtiment désarmé pendant l’exercice SINKEX 26 dans l’Atlantique. Ce tir réel constitue une démonstration opérationnelle pour l’Isaac Peral, premier sous-marin de la nouvelle classe S-80.

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Un seul tir de torpille : le sous-marin espagnol Isaac Peral coule un ancien patrouilleur © Armees.com

Le sous-marin espagnol Isaac Peral (S-81) a coulé l’ancien patrouilleur Infanta Elena avec une seule torpille lors de l’exercice SINKEX 26, organisé dans l’océan Atlantique. La marine espagnole a annoncé l’opération le 4 novembre 2026. Le bâtiment visé avait été retiré du service et préparé pour servir de cible.

Ce tir réel marque une étape pour le premier exemplaire de la classe S-80, construite en Espagne par Navantia. Il ne s’agit pas d’un engagement de combat : l’objectif était d’éprouver les systèmes d’armes, la préparation de l’équipage et la coordination avec d’autres unités dans des conditions proches de celles d’une opération.

Selon les informations communiquées par la marine espagnole et reprises par UK Defence Journal le 4 novembre, l’exercice mobilisait notamment les frégates Cristóbal Colón et Navarra, le navire polyvalent Carnota et le patrouilleur Relámpago.

Un exercice qui dépasse le seul lancement de torpille

Le dispositif comprenait également trois avions AV-8B Harrier, un hélicoptère, un drone ScanEagle, un avion de surveillance maritime et des spécialistes de la guerre des mines. Le succès du tir ne résume donc pas l’ensemble des capacités évaluées : la mise en œuvre d’un sous-marin suppose aussi des échanges d’informations et une coordination précise avec les moyens de surface et aériens.

La marine espagnole présente l’opération comme un test de la capacité de combat et de la préparation de l’équipage. Defensehere, dans son compte rendu daté du 4 novembre, rapporte également que l’ancien navire avait été dépollué avant le tir, notamment par retrait des carburants, huiles et composants susceptibles de contaminer le milieu marin.

Des mesures de surveillance environnementale ont été mises en place pour protéger la faune marine et la navigation civile. Ces précautions ne signifient pas qu’un exercice de ce type soit dépourvu de tout impact : elles décrivent les dispositions annoncées par les organisateurs.

Une étape pour le renouvellement de la flotte sous-marine

La classe S-80 doit remplacer les anciens sous-marins espagnols S-70. Le programme a connu des difficultés techniques pendant son développement, notamment liées à la masse et à la flottabilité, qui ont conduit à revoir la conception.

Le tir de SINKEX 26 montre que l’Isaac Peral peut employer une arme réelle contre une cible navale dans un exercice organisé. Il ne constitue pas, à lui seul, une certification de toutes les performances du programme ni une indication de ses résultats en situation de guerre.

Pour les marines européennes, l’intérêt de cet essai réside dans la montée en puissance d’une capacité sous-marine conventionnelle produite sur le continent, avec une chaîne industrielle et des équipements impliquant plusieurs partenaires européens.

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