En l’espace de 18 heures, lundi 28 avril, six fusées distinctes ont décollé de différentes régions du globe. Ce rythme effréné n’avait encore jamais été atteint dans l’histoire de l’astronautique. Ce nouvel exploit, deux lancements de plus que le précédent record, consacre la fusée comme symbole central de la géopolitique du XXIe siècle.
Fusée après fusée : quand la Terre devient une rampe de lancement
Le bal des décollages s’est ouvert en Chine à 20 h 10 UTC (4 h 10, heure locale, le 29 avril). Une Longue Marche 5B a quitté le centre spatial de Wenchang, transportant des satellites pour la constellation Guowang, un programme chinois destiné à concurrencer Starlink. Trente-deux minutes plus tard, SpaceX déclenchait l’ascension d’une Falcon 9 depuis la base de Vandenberg en Californie, embarquant 27 satellites Starlink vers l’orbite terrestre basse. Puis, à 23 h 01 UTC, une Atlas V d’ULA (United Launch Alliance) a quitté Cap Canaveral avec les 27 premiers satellites du projet Kuiper, la mégaconstellation d’Amazon.
Et la nuit n’était pas encore finie : à 2 h 34 UTC le 29 avril, une deuxième Falcon 9 s’élevait depuis le Kennedy Space Center, à quelques kilomètres de là, avec 23 satellites supplémentaires, peut-on lire sur le site Space.com. À ce stade, quatre fusées avaient été lancées depuis trois pays et quatre sites distincts. Tous ces lancements visaient la mise en orbite de constellations Internet à très basse altitude, un secteur désormais central dans la stratégie des grandes puissances. La journée suivante n’a rien ralenti.
La fusée Alpha de Firefly Aerospace explose
À l’aube du mardi 29 avril, l’Europe est entrée dans la danse. À 5 h 15 UTC, une Vega-C, opérée par Arianespace, s’est envolée depuis Kourou, en Guyane française, pour déployer Biomass, satellite d’observation forestière de l’ESA (Agence spatiale européenne). Ce lancement, symbolique après l’échec d’une précédente mission en décembre 2022, représentait un retour attendu de la filière Vega.
Mais la sixième et dernière tentative de la série allait se solder par un échec. À 9 h 37 UTC, la fusée Alpha de Firefly Aerospace quittait le sol californien avec une charge utile signée Lockheed Martin. Peu après la séparation du premier étage, une défaillance a causé la perte du satellite.
Les dangers de la multiplication des objets en orbite basse
Les implications de cette succession de tirs dépassent le simple exploit technique. Derrière ces lancements, c’est un nouveau paradigme spatial qui s’impose, celui des mégaconstellations. Starlink, déjà opérationnel, s’approche de la barre des 10 000 satellites, redéfinissant les règles de la connectivité mondiale.
Amazon suit, avec un projet estimé à plusieurs milliards de dollars. La Chine, quant à elle, ne cache plus son intention de bâtir une version souveraine de l’Internet orbital. Mais à quel prix ? La multiplication des objets en orbite basse engendre des risques croissants de collisions, de débris et d’interférences. L’ESA tire déjà la sonnette d’alarme. « Il est urgent de réguler les trajectoires avant que le trafic spatial ne devienne incontrôlable », avertissent plusieurs experts en sécurité orbitale. Pourtant, aucun cadre international contraignant n’existe à ce jour.









En effet, à ce niveau voudrais mieux s’entendre a l’international…. jai du mal à concevoir que se ne sois déjà fait avant tout d’abord. Les risques sont différents je crois et ce de loin. Peut être que en communiquant entre eux et par miracle que tout le monde apprennent à collaborer nous irions beaucoup plus loin✌️
En effet, à ce niveau voudrais mieux s’entendre a l’international…. jai du mal à concevoir que se ne sois déjà fait avant tout d’abord. Peut être que en communiquant entre eux et par miracle que tout le monde apprennent à collaborer pourrions accomplir beaucoup plus✌️