Silence radio à 10 000 mètres : un Rafale décolle en urgence face à un jet privé muet

Un Rafale a décollé en urgence pour intercepter un jet privé en perte de communication au-dessus de Clermont-Ferrand.

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Silence radio à 10 000 mètres : un Rafale décolle en urgence face à un jet privé muet
Silence radio à 10 000 mètres : un Rafale décolle en urgence face à un jet privé muet © Armees.com

Le 3 octobre, un fait pour le moins surprenant a agité le ciel français. À la suite d’une perte de communication avec un jet privé, l’Armée de l’air et de l’espace est intervenue sans tarder. Comme vu sur la page Facebook de l’Armée de l’air, au-dessus de Clermont‑Ferrand, un Rafale a décollé en urgence depuis la Base Aérienne 118 de Mont‑de‑Marsan. Cette réaction rapide montre que les procédures de sécurité aérienne fonctionnent bien et veillent à la protection du territoire.

Ce qui s’est passé

L’incident s’est produit lorsque les contrôleurs aériens basés à Bordeaux ont perdu le contact avec le jet privé, un Pilatus PC‑12, pendant environ quatre minutes. Le Centre de détection et de contrôle installé à Lyon‑Mont‑Verdun a été immédiatement averti, déclenchant l’alerte maximale. Le Rafale a alors été envoyé pour intercepter l’appareil et évaluer la situation, illustrant la supériorité du Rafale en intervention rapide.

Le jet privé effectuait le trajet allant du Bourget à La Môle, dans le Var. La coupure de communication s’expliquait par un réglage de fréquence incorrect, provoquant un silence radio préoccupant. Heureusement, le contact a été rétabli entre le Ventoux et le Luberon sur un canal de proximité, confirmant qu’aucun danger n’émanait de cet incident, affirme Presse Citron.

Un souvenir d’incident similaire

Pour mieux situer cet événement, rappelons un incident survenu en septembre 2022 impliquant un Cessna 551. L’appareil, reliant Jerez en Espagne à Cologne en Allemagne, a subi une défaillance de la pressurisation entraînant une hypoxémie fulgurante, ce qui a tragiquement coûté la vie aux six personnes à bord. Le vol avait traversé plusieurs pays, dont la France et la Belgique, avant de s’écraser en mer Baltique, et ce, sans intervention militaire directe malgré la mobilisation des armées française, belge, allemande et suédoise.

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