La compagnie aérienne à bas coût Ryanair a récemment annoncé qu’elle envisageait de réduire ses activités en France, avec une baisse possible de 50% de ses opérations sur le territoire. Cette décision intervient après une forte augmentation de la taxe aérienne prévue pour le budget 2025. Cela risque de toucher de plein fouet les voyageurs et les aéroports régionaux.
Réduction des lignes et effet sur Vatry
Ryanair a décidé de supprimer deux lignes au départ de l’aéroport de Vatry, reliant cette plateforme à Porto au Portugal et à Marrakech au Maroc. Ces suppressions sont prévues pour la fin du mois de mars, à partir du 29 mars. Ce choix pourrait peser particulièrement sur l’aéroport de Vatry, où Ryanair représente jusqu’à 85% du trafic total. En 2024, la compagnie a transporté 74 000 passagers sur un total de 86 000.
Certains considèrent ce déplacement comme une « nouvelle catastrophique » pour Vatry, en raison de la perte de si grande partie du trafic, susceptible de fragiliser l’économie de l’aéroport et celle de la région.
L’élément déclencheur pour Ryanair a été la hausse de la Taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), qui est passée de 2,63 euros à 7,4 euros pour les vols intérieurs ou à destination de l’Europe depuis le 1er mars. La compagnie n’a pas tari d’observations en critiquant cette mesure, qu’elle juge imposée « au mauvais moment ». Dans une lettre datée du 21 février, Ryanair a reproché au gouvernement français de manquer de vision à long terme et a expliqué que cela la forçait à revoir ses capacités en France.
Lors d’une conférence à Lisbonne, Michael O’Leary, le patron de Ryanair, a même affirmé que « la France est à contre-courant », alors que d’autres pays européens baissent leurs taxes sur l’aviation pour relancer leur secteur.
Autres répercussions et la donne en Europe
Au-delà de Vatry, plusieurs aéroports français pourraient être touchés par ce changement de stratégie de Ryanair. Parmi eux, on compte les aéroports de Limoges, Carcassonne et Perpignan, où la présence des compagnies low-cost est souvent vitale pour attirer un nombre suffisant de passagers.
Sur le vieux continent, certains pays ont choisi de réduire leurs taxes aériennes pour relancer le secteur après la pandémie. Cette approche, bien différente de celle adoptée en France, pourrait inciter d’autres compagnies à revoir leur stratégie en Europe.
La situation n’est pas simple à gérer. Entre les décisions fiscales nationales et la nécessité pour les compagnies de rester compétitives à l’international, les enjeux sont nombreux pour les régions concernées. Le débat sur la taxe aérienne est loin d’être terminé et devrait continuer à alimenter les discussions dans les mois à venir.









C’est une très bonne nouvelle pour la qualité de l’air!