La Royal Navy a récemment mené une opération de traque d’un sous-marin russe dans les eaux stratégiques de la Manche, relaye BFMTV. Cet épisode met en lumière les tensions grandissantes entre le Royaume-Uni et la Russie, et s’inscrit dans un effort de renforcement de la sécurité maritime britannique face aux menaces sous‑marines. En parallèle, des tentatives de cyber‑hameçonnage visant des députés britanniques ont été détectées, montrant une stratégie de pression sur plusieurs fronts de la part d’acteurs russes.
Trois jours de traque intensive
Pendant trois jours, la Royal Navy a suivi de près le Krasnodar, un sous‑marin russe de classe Kilo réputé pour sa furtivité (sous‑marin diesel‑électrique). Accompagné par le remorqueur russe Altay, le Krasnodar a traversé la mer du Nord avant de passer par le détroit du Pas‑de‑Calais pour entrer dans la Manche. Même si le sous‑marin est resté en surface durant toute l’opération, la Royal Navy était prête à « enclencher des opérations anti sous‑marins » si le Krasnodar avait décidé de plonger. Lorsqu’il a atteint les eaux au large de l’île d’Ouessant (au large du Finistère), la surveillance a été transférée à un allié de l’OTAN.
Le Krasnodar n’est pas le premier à attirer l’attention cette année. Le Novorossiïsk, un autre sous‑marin russe, avait déjà été repéré en juillet dans les eaux territoriales britanniques. L’annonce publique de cette récente opération a été faite le 11 décembre 2025, même si la date exacte de la traque n’a pas été précisée.
Renforcer la coopération militaire
Face à l’intensification des activités sous‑marines russes, le Royaume‑Uni a répondu fermement pour contrer tout sabotage sous-marin. John Healey, ministre britannique de la Défense, a dévoilé un programme de « plusieurs millions d’euros » pour renforcer les capacités de la Royal Navy contre ces menaces. Une coopération renforcée a aussi été engagée avec la Norvège début décembre, pour opérer conjointement une flotte de frégates dédiée à la traque des sous‑marins russes dans l’Atlantique Nord.
Dans ce cadre, la Royal Navy a clairement indiqué qu’elle était prête à lancer des opérations spécialisées si nécessaire, signe de la montée des tensions maritimes et de la vigilance renforcée des forces britanniques.
Les menaces cyber qui montent
En parallèle des actions en mer, le Royaume‑Uni fait face à des menaces cybernétiques qui affectent sa sécurité nationale. Lindsay Hoyle, président de la Chambre des communes, a alerté les députés sur une hausse des tentatives de hameçonnage, notamment via des applications de messagerie comme WhatsApp. Ces attaques cherchent à soutirer des informations sensibles en abusant de la confiance des élus. Le National Cyber Security Centre (NCSC) collabore étroitement avec divers partenaires gouvernementaux et parlementaires pour contrer ces attaques ciblées.








