Londres veut signer un « partenariat de sécurité et de défense » avec l’Europe

Le Royaume-Uni cherche des Alliés en Europe face à la situation internationale. Un partenariat entre Londres et l’UE est sur la table.

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Londres veut signer un « partenariat de sécurité et de défense » avec l’Europe | Armees.com

En matière de défense, Londres cherche à retrouver une action conjointe avec les principales puissances militaires européennes. Un sommet inédit depuis le Brexit doit permettre de jeter les bases de ce partenariat.


Londres cherche à renouer avec l’Europe en matière de défense


Le Royaume-Uni et l’Union européenne viennent de tenir leur premier sommet bilatéral de haut niveau depuis la sortie officielle de Londres de l’UE, survenue le 31 janvier 2020. C’est dans le sillage de la guerre en Ukraine, de l’instabilité atlantique et d’un affaiblissement présumé de l’OTAN que Keir Starmer et Ursula von der Leyen viennent d’acter un rapprochement politique majeur. Officiellement, il ne s’agit pas d’un retour en arrière. Officieusement, le Royaume-Uni revient à la table européenne… à commencer par celle de la défense.


Le Royaume-Uni, membre fondateur de l’OTAN mais désormais extérieur à l’UE, n’en reste pas moins une puissance militaire de premier rang. Face à l’agression russe en Ukraine et à l’effritement des garanties américaines, Londres et Bruxelles jugent vital de formaliser leur convergence stratégique. Le sommet de Tirana a permis d’acter une coopération renforcée : « Les dirigeants devraient annoncer un partenariat sur la défense et la sécurité, signer un document définissant une vision commune sur les grands enjeux mondiaux. »


Ce pacte militaire prévoit l’intégration de Londres dans certaines missions européennes et l’accès à des réunions ministérielles de l’UE en matière de défense. Une avancée politique que certains interprètent comme le début d’un retour progressif dans les structures européennes.


Un partenariat qui va plus loin


Mais la stratégie est aussi industrielle. Le Royaume-Uni lorgne sur les 150 milliards d’euros du programme européen de soutien à l’industrie de défense. Pour y prétendre, Londres devra s’engager financièrement et signer un accord séparé. Un compromis que les travaillistes sont prêts à assumer, pour l’instant.


Starmer ne s’arrête pas à la défense. Il veut aussi reconnecter les sociétés civiles. La perspective d’un programme de mobilité pour les jeunes adultes (18-30 ans), permettant d’étudier ou de travailler de part et d’autre de la Manche, est en cours de négociation. Erasmus+, qui permettait aux étudiants britanniques de circuler librement en Europe, pourrait même réapparaître dans le débat. Attention : le calcul politique est complexe. Tout ce qui touche à la libre circulation reste un terrain miné.

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