Le 1er juillet 2026, lors d’un exercice de tir réel intégré à Valiant Shield, la Royal New Zealand Air Force (RNZAF) a lancé pour la première fois des missiles Harpoon depuis un P-8A Poseidon, avion de patrouille maritime.
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Un exercice mené par plusieurs pays
L’opération a réuni plusieurs forces aériennes et navales. La Nouvelle-Zélande était représentée par des aéronefs de la RNZAF et l’équipage du No. 5 Squadron. L’Australie participait via la Force aérienne royale australienne (RAAF) avec un P-8A Poseidon. Pour les États-Unis, deux P-8A de l’US Navy ont pris part à l’exercice, accompagnés par le George Washington Carrier Strike Group. Le Canada a envoyé la frégate HMCS Charlottetown, tandis que le Japon a engagé les navires JS Kaga et JS Fuyuzuki. L’ensemble était placé sous le commandement de l’Air Commodore Andy Scott, avec le soutien du Squadron Leader Michael Craies.
Le matériel engagé comprenait le missile anti-navire AGM-84 Harpoon, fourni par les Forces de défense australiennes. Le P-8A Poseidon peut frapper des cibles à plus de 100 km de distance.
Ce qui s’est passé exactement pendant l’opération
Le cœur de l’exercice a été le tir coordonné de missiles anti-navires contre un navire désarmé hors service. Le No. 5 Squadron de la RNZAF a détecté et identifié la cible, puis a tiré deux missiles Harpoon, tous deux ayant atteint leur objectif. Au total, quatre Harpoon ont été lancés de façon coordonnée par les trois P-8A impliqués, avec une participation active des unités de l’US Navy.
Les manœuvres navales comprenaient aussi une phase de guerre anti-sous-marine : les équipes de la RNZAF ont localisé et simulé des attaques contre plusieurs sous-marins, à l’aide de torpilles MK54.
Ce que cherchait à tester Valiant Shield
Valiant Shield visait à renforcer l’interchangeabilité et l’interopérabilité entre forces aériennes, terrestres, navales, spatiales et cyber. Lancé en 2006, l’exercice en était à sa 11ᵉ itération en 2026. L’Air Commodore Andy Scott a insisté sur l’importance de ces opérations pour maintenir la préparation militaire face à un « environnement stratégique qui se détériore ». Le Squadron Leader Michael Craies a souligné le professionnalisme des équipages et le travail en amont du personnel d’armement et de logistique du RNZAF, ajoutant que le soutien des partenaires américains et australiens a été déterminant pour la réussite du lancement.








