Un sauvetage très complexe a eu lieu dans les montagnes de la province d’Ispahan, en Iran, où un agent systèmes d’armes (WSO) avait survécu au crash de son F-15E en Iran. Des responsables militaires américains estiment que cette opération est l’une des plus difficiles de l’histoire des opérations spéciales du pays. Le lieu du sauvetage, une zone montagneuse difficile d’accès près d’Ispahan, ajoutait encore aux défis de cette mission audacieuse.
Comment s’est déroulée la mission
Le pilote a réussi à échapper à la capture pendant plus d’une journée, mais son extraction a demandé une manœuvre complexe des forces spéciales. Des commandos de la Navy SEAL Team 6 ont pu extraire le pilote après qu’il ait gravi une crête culminant à 2 133,6 m. En plus du terrain accidenté et des blessures du pilote, les forces devaient faire face à la pression des unités iraniennes qui étaient à ses trousses. L’opération a mobilisé des centaines de militaires des forces spéciales, notamment la Navy SEAL Team 6, la 31e et la 11e Marine Expeditionary Unit, ainsi que des parachutistes de la 82e division aéroportée, confirme Fortune.
Le matériel et les infrastructures utilisés
Un point avancé d’armement et de ravitaillement (FARP) a été improvisé à l’intérieur du territoire iranien pour permettre l’extraction. Des avions de transport C-130 spécialement aménagés pour des missions spéciales ont joué un rôle important, même si deux d’entre eux sont restés coincés sur le site FARP. Il a fallu détruire ces appareils pour éviter qu’ils ne tombent entre les mains iraniennes. On relève aussi des dommages collatéraux : un A-10 a été endommagé puis s’est écrasé, et plusieurs petits hélicoptères ont été abandonnés puis détruits.
Réaction politique et militaire côté américain
Le succès du sauvetage a été salué par le président Donald Trump, qui a qualifié l’opération d’« audacieuse ». Trump a aussi affirmé que les défenses aériennes iraniennes ne constituaient plus une menace significative pour les avions américains. Le coût matériel de l’opération invite cependant à réfléchir aux risques liés à d’éventuelles nouvelles interventions militaires dans la région. Gregory Brew, analyste pour Eurasia Group, écrivait : « Les 48 dernières heures donnent une idée de ce que pourraient entraîner des opérations au sol américaines à l’intérieur de l’Iran, en termes de capacités iraniennes, de risques et de portée des réalisations. »
La réponse de l’Iran
L’Iran affirme avoir détruit deux hélicoptères Black Hawk et deux C-130, et déclare avoir « déjoué » l’opération américaine. Selon l’armée iranienne, des appareils américains ont été contraints d’atterrir d’urgence puis ont été bombardés. Ces affirmations ont été relayées par la télévision d’État iranienne et accompagnées d’images d’épaves diffusées.








