Le chef d’état-major des Armées, Fabien Mandon, a annoncé le développement d’un nouveau missile baptisé Stratus devant la commission de Défense de l’Assemblée nationale, jeudi 9 avril. Il s’agit, selon ses mots, du « développement d’un missile capable de supprimer les défenses aériennes ennemies », rapporte BFMTV.
Ce missile sera supersonique et devrait entrer en service au début de la décennie prochaine. Son but : ouvrir des brèches dans les systèmes de défense sol-air adverses pour permettre aux forces françaises de pénétrer un espace aérien contesté. Fabien Mandon justifie ce choix par le développement des menaces anti-aériennes de défense sol-air partout dans le monde et leur prolifération.
Il faut, selon lui, « se doter d’une capacité qui va nous permettre d’ouvrir des brèches et passer chez un ennemi qui nous empêcherait de le faire ». Une version navale du Stratus est aussi prévue, dotée d’une capacité anti-navire pour la Marine.
Le général s’est félicité du retour d’une capacité « abandonnée par la France pendant la période post-Guerre Froide ».
Le missile Comet doit remplacer le Meteor en 2030
Fabien Mandon a également confirmé l’arrivée, pour 2030, d’un nouveau missile air-air baptisé Comet, appelé à succéder au Meteor. Ce dernier reste, à ses yeux, « une très grande référence qui a mis l’Europe sur le devant des capacités de combat aérien ».
La Russie et la Chine développent, au moment de cette annonce le 9 avril, des missiles de cette même catégorie, a-t-il rappelé. « En 2030, la France se dotera d’un missile Comet qui surpassera les capacités observées chez les puissances qui savent développer ce type de missile », a assuré le chef d’état-major.
Autre menace évoquée par le général devant les députés : celle des « nouveaux drones », qui justifie selon lui un effort supplémentaire de la France. L’actualisation de la loi de programmation militaire, présentée en Conseil des ministres le mercredi 8 avril, soit la veille de son intervention, prévoit justement 2 milliards d’euros de crédits supplémentaires pour la filière drone.
Fabien Mandon a maintenu que la permanence de la menace russe restait sa préoccupation première en termes de préparation des armées, alors même que le conflit au Moyen-Orient dure depuis plus de quarante jours. En novembre précédent, il avait déjà anticipé une confrontation préparée par la Russie à l’horizon 2030 avec nos pays.








